(Los Angeles) Steve Stricker, capitaine de l’équipe américaine lauréate de la dernière Coupe Ryder, a révélé dans une interview à Wisconsin Golf, parue jeudi, se remettre lentement d’une maladie ayant entraîné une inflammation autour de son cœur.

Publié le 6 janvier
Agence France-Presse

Un mois après avoir guidé les États-Unis à la victoire aux dépens de l’Europe en septembre, ce qui ne semblait au départ qu’une mauvaise toux s’est transformé en quelque chose de bien plus grave, qui a fait grimper en flèche son taux de globules blancs, a affecté son foie et a provoqué une inflammation autour de son cœur, dont le rythme est resté très irrégulier pendant des semaines.

« J’étais sérieusement malade, d’après ce que m’ont dit » les médecins, a déclaré Stricker.

Après un séjour de 11 jours à l’hôpital, il en est sorti fin novembre, avant d’y être réadmis trois jours plus tard. Aujourd’hui encore, s’il dit aller mieux, son chemin vers un rétablissement complet s’annonce long.

« Je suis encore sans activité. L’inflammation perdure, même si de ce côté-là, ça s’améliore peu à peu », a-t-il expliqué. « J’ai perdu une douzaine de kilos. J’ai le poids d’un étudiant de première année d'université. J’ai perdu tous mes muscles. J’ai l’air d’un homme de 85 ans. Ma peau pend de partout ».

« J’ai un peu l’impression que [la Coupe Ryder] a pu jouer un rôle », a-t-il avancé, évoquant le fait qu’après un période si intense liée à l’importance de l’évènement, « le système immunitaire baisse probablement la garde ».

Pandémie de COVID-19 oblige, Stricker a été testé. Le résultat est revenu négatif. Il a ensuite été traité avec des antibiotiques, qui n’ont pas résolu le problème.

« Mon rythme cardiaque, qui partait dans tous les sens depuis l'Action de grâce jusqu’à la veille de Noël, s’est stabilisé », a-t-il dit.

« Donc, touchons du bois. Je prends moins de médicaments. Le taux d’inflammation diminue. Je marche un peu. Je commence à être un peu plus actif, les choses vont mieux. J’ai de la chance », a conclu l’homme de 54 ans.