Le parcours Bleu du club Royal Montréal est l'un des plus réputés du Canada. Si le club a été créé en 1873, il ne s'est installé à L'Île-Bizard qu'en 1959. Dessiné par l'architecte Dick Wilson, le parcours a été rénové par Rees Jones.

Michel Marois LA PRESSE

Cette année, le gérant général Greg Greer et son équipe ont encore peaufiné la préparation du parcours. Cette normale 70 de 7153 verges ne comporte que deux trous à normale cinq, les 6e et 12e. Ce sont surtout les longs trous à normale quatre qui risquent de poser des problèmes aux joueurs, le 18e notamment, dont l'entrée au vert est particulièrement ardue.

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Mike Weir, qui dispute le tournoi pour la 24e fois cette année, est sûrement le concurrent qui connaît le mieux le parcours Bleu pour y avoir disputé deux omniums (1997, 2001) et la Coupe des Présidents (2007). «Je n'étais pas revenu ici depuis 2007 et c'est intéressant de retrouver ce parcours où j'ai vécu de belles expériences», a souligné le joueur de 44 ans.

«Il s'agit d'un parcours traditionnel, sans pièges, où la différence se fait surtout autour des verts et sur ceux-ci. Il faut bien sûr garder la balle dans l'allée, mais c'est le jeu court qui va permettre aux concurrents de se démarquer cette semaine.

«Les derniers trous sont exigeants, les 16e, 17e et 18e. Il faut y être très précis et la position des fanions peut créer des coups très difficiles, a précisé Weir. Sur le neuf d'aller, la séquence des 4e, 5e et 6e trous est aussi susceptible de causer des ennuis.

«Avec la pluie, j'ai l'impression qu'on pourrait voir de très bons pointages au cours des premières rondes. Le parcours devrait toutefois devenir de plus en plus rapide et difficile à mesure que le tournoi va avancer.»

Weir, qui est aussi un architecte de golf très actif, est non seulement familier avec le Royal Montréal; il a aussi dirigé la rénovation du parcours Bleu du club Laval-sur-le-Lac, où pourrait se tenir l'Omnium canadien en 2017.