L'Américain Webb Simpson a remporté dimanche à San Francisco le premier titre majeur de sa carrière en s'imposant dans le 112e Omnium des États-Unis. Simpson, qui ne disputait que son cinquième tournoi majeur, son deuxième omnium national, a signé une carte finale de 68 (-2). Son cumulatif de 281, un coup au-dessus de la normale, lui a permis de devancer par un coup son compatriote Michael Thompson et l'Irlandais du Nord Graeme McDowell.

Michel Marois LA PRESSE

Le joueur de 26 ans, dont la femme Dowd devrait accoucher dans quelques semaines d'un deuxième enfant, était pourtant à six coups du meneur après le cinquième trou, mais une série de trois oiselets en quatre trous lui ont permis de se rapprocher. Simpson a complété sa ronde avec huit normales, malgré plusieurs occasions d'oiselets, mais cela lui a suffi pour s'imposer en raison des déboires des favoris.

«J'ai surtout été nerveux après ma ronde, quand j'ai dû attendre les autres joueurs, a-t-il admis. Je sais quels grands joueurs Jim (Furyk) et Graeme (McDowell) sont et je me doutais bien qu'ils ne céderaient pas jusqu'au dernier trou. Cela a été un gros soulagement quand j'ai réalisé que j'avais gagné...

«J'aime les parcours exigeants et je savais que je pouvais bien faire ici cette semaine. Je devais être patient, ne pas me laisser déranger par les occasions ratées ou les bons coups des autres joueurs. Mon cadet m'a aidé à me concentrer sur ce que j'avais à faire et j'ai réussi à éviter les erreurs.»

Joueur étudiant à l'Université Wake Forrest grâce à une bourse de la Fondation Arnold Palmer, Simpson s'est imposé sur le même parcours du Olympic Club où son mentor avait subi l'une des défaites les plus cuisantes de sa carrière lors de l'Omnium des États-Unis de 1966.

«J'espère avoir l'occasion de lui parler, a raconté le vainqueur. Arnold a été une grande source d'inspiration pour moi et pour Wake Forrest. J'espère que cette victoire va aider à faire un peu oublier le résultat de 1966.»

Deuxième boursier sur le circuit de la PGA en 2011, avec deux victoires, Simpson était un peu en retrait cette saison, mais vient de reprendre avec éclat sa place parmi la nouvelle génération de vedettes du golf américain.

Imbattables au Olympic Club

La victoire du joueur de la Caroline du Nord permet aux Américains de conserver leur fiche parfaite - cinq victoires en cinq présentations de l'Omnium - sur le redoutable parcours du Olympic Club, tout en mettant fin à une série de deux victoires des joueurs de l'Irlande du Nord.

McDowell, champion à Pebble Beach en 2010, a connu une journée difficile avec une ronde finale de 73. Il s'est toutefois accroché jusqu'au bout et avait encore une chance de forcer une ronde de prolongation au dernier trou. Son roulé de 25 pieds n'a raté la coupe que de quelques pouces, juste assez pour sceller l'issue du tournoi.

Furyk, l'autre comeneur au début de la journée, qui avait remporté l'Omnium des États-Unis en 2003 en plus d'être second en 2006 et 2007, semblait parti pour triompher à nouveau. Avec son élan peu orthodoxe et son jeu de métronome, il a déjoué méthodiquement un à un tous les pièges du redoutable Olympic Club... jusqu'au 13e trou.

Sa ronde a alors dérapé avec un boguey et il n'a pu éviter deux autres bogueys en fin de ronde, pour céder la tête et perdre toutes ses chances. Sa dernière ronde de 74 a repoussé Furyk au quatrième rang, à égalité avec David Toms, Jason Dufner, Padraig Harrington et John Peterson.

Tiger Woods, qui était en tête après deux rondes, a connu un week-end désastreux avec des rondes finales de 75 et 73. Dimanche, il a cédé six coups à la normale sur les six premiers trous et n'a jamais pu s'en remettre.

«Je ne maîtrisais pas aussi bien mes coups ce week-end et je n'ai pu rivaliser pour la victoire, a reconnu Woods, qui avait renoué avec la victoire un plus tôt cette saison pour la première fois depuis 2009.

Le vétéran Ernie Els, deux fois vainqueur de l'Omnium dans les années 1990, a profité des conditions très difficiles pour exploiter son expérience des grandes compétitions et s'approcher à un coup des meneurs à mi-parcours. Le joueur de 42 n'a toutefois pas été en mesure de concrétiser ses dernières occasions et a finalement dû se contenter du neuvième rang, à trois coups du vainqueur.