Mais la saison qui s'en vient pourrait être moins rose. Même si tout va bien et qu'il obtient bel et bien un volant chez Bill Davis Racing, Villeneuve est loin d'être assuré de participer aux premières courses de la saison. Il devra tout d'abord subir le cruel système de qualifications en place en NASCAR. Cruel car il accorde d'office une place sur la grille aux 35 meilleurs pilotes au classement, peu importe les temps enregistrés sur la piste lors de la séance de qualifications. Pour les cinq premières courses, on retient les positions du classement final de la saison précédente.

Pierre-Marc Durivage
Pierre-Marc Durivage

Mais la saison qui s'en vient pourrait être moins rose. Même si tout va bien et qu'il obtient bel et bien un volant chez Bill Davis Racing, Villeneuve est loin d'être assuré de participer aux premières courses de la saison. Il devra tout d'abord subir le cruel système de qualifications en place en NASCAR. Cruel car il accorde d'office une place sur la grille aux 35 meilleurs pilotes au classement, peu importe les temps enregistrés sur la piste lors de la séance de qualifications. Pour les cinq premières courses, on retient les positions du classement final de la saison précédente.

A.J. Allmendinger en a fait la douloureuse expérience cette année, sa première en NASCAR au sein de la nouvelle écurie Red Bull. L'ancien pilote Champ Car n'a participé qu'à 11 des 26 premières courses.

«C'est probablement la chose la plus astreignante et la plus émotionnellement éprouvante que j'ai vécue de toute ma vie, a révélé Allmendinger. Et ce qui est malheureux, c'est qu'on doit recommencer semaine après semaine. Tu fais une seule petite erreur et c'est foutu. Pire encore, la série est serrée à ce point que même éviter les erreurs ne te garantit pas une place. Mais bon, Jacques et son équipe peuvent trouver la formule et ça pourrait être plus facile, mais ça pourrait aussi être une très longue saison.»

C'est donc tout un défi qui attend Villeneuve. C'est d'ailleurs de cette façon que son ingénieur Slugger Labbé préfère voir la chose.

«C'est difficile. Mais ça dépend comment il envisage tout ça, a-t-il dit. On peut y arriver. C'est sûr que l'hiver va être plus dur car je dois voir à ce que tout soit parfait en prévision des premières courses. Mais on va faire des essais avec la Voiture de demain à Las Vegas, en Californie et à Daytona en janvier, de même qu'à Atlanta dans un mois. On va ainsi avoir eu la chance de tester quatre des cinq premiers circuits inscrits au calendrier 2008. Jacques va avoir eu le temps de se faire la main.»