Jeudi soir, alors que les célébrations de la fête nationale se poursuivront et que le Canadien tentera d’atteindre la finale, à l’ouest de notre province, la Ligue canadienne élite de basketball (CEBL) entamera sa troisième saison avec un match opposant les BlackJacks d’Ottawa aux River Lions de Niagara.

Pascal LeBlanc
Pascal LeBlanc La Presse

Le circuit, qui compte cinq autres équipes — Fraser Valley (Colombie-Britannique), Edmonton (Alberta), Saskatoon (Saskatchewan), Guelph et Hamilton (Ontario) —, poursuivra ses activités jusqu’à la fin août. La saison se terminera avec le week-end du championnat, à Edmonton, dont l’équipe, les Stingers, a remporté le titre en 2020. Rappelons que malgré la pandémie, la CEBL a tenu une courte saison l’été dernier dans une « bulle » à St. Catharines, en Ontario.

Une annonce officielle concernant l’ajout d’une équipe montréalaise pour 2022 devrait avoir lieu en août et le commissaire de la CEBL, Mike Morreale, a révélé à La Presse qu’une neuvième formation joindra également les rangs de la ligue l’an prochain. « On estime qu’on pourrait avoir entre 14 et 16 équipes d’ici 2024-2025. Nous voulons devenir la meilleure ligue au Canada, tous sports confondus », affirme-t-il.

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En attendant, les sept équipes qui s’affronteront cet été comptent 7 joueurs avec de l’expérience dans la NBA et 17 dans la G-League, le circuit de développement de la NBA. L’un d’eux est le Montréalais Kris Joseph, qui a porté les couleurs des Celtics de Boston et des Nets de Brooklyn. « Ce qu’on aime en tant qu’athlète, et pas juste les basketteurs, c’est l’esprit de compétition. Pour moi, une ligue sérieuse qui compte pour quelque chose, qui donne l’occasion de gagner un championnat durant l’été et qui permet de voir le Canada, c’est cool ! C’est quelque chose de très agréable. »

Son entraîneur chez les BlackJacks, Charles Dubé-Brais, se dit très impressionné par la qualité des joueurs du circuit. « Quand tu regardes les différents effectifs, tu vois que la ligue est en très bonne santé. Même pour les joueurs canadiens, ce n’est pas si évident se faire une place, indique celui qui a fait partie du groupe d’entraîneurs de l’équipe de la G-League affiliée aux Raptors de Toronto. On le sait, il y a beaucoup de talent au Canada. Pour chaque Chris Boucher, il y a un paquet de joueurs juste une coche en dessous, qui ont un très bon niveau, qui gagnent leur vie professionnellement. Il n’y a que sept équipes dans la ligue, alors la compétition est ardue. Je pense que ça va être vraiment intéressant à suivre. »

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