(Toronto) Le président des Blue Jays de Toronto, Mark Shapiro, est très fier de ce que son club a accompli en 2021. Mais il est aussi très amer.

John Chidley-Hill La Presse Canadienne

« Chaque équipe qui n’est pas celle qui gagne le dernier match est amère », a déclaré Shapiro lundi, quelques heures avant que le match no 3 de la série de championnat de l’Américaine ne se mette en branle.

« Le fait que nous ne soyons pas en train de jouer présentement fait en sorte que je sois encore plus déterminé. Nous sommes tous plus déterminés à continuer d’améliorer l’équipe. »

Les Jays ont tout juste raté une participation aux éliminatoires, gagnant six de leurs 10 derniers matchs, mais terminant tout de même à un match des Yankees de New York et des Red Sox de Boston, les deux équipes repêchées de l’Américaine. La course pour le meilleur deuxième, qui incluait également les Mariners de Seattle, a été excitante jusqu’au tout dernier match de la saison.

La fiche de 91-71 des Jays est tout en contraste avec celle de 67-95, compilée lors de la dernière saison complète, en 2019.

« Je vais me rappeler de cette saison longtemps, car l’équipe était très bonne et nous croyions très fort en ce groupe de joueurs, a indiqué Shapiro. Je suis encouragé par cette amélioration de 95 défaites à 91 victoires, mais je crois que nous devons continuer à bâtir. »

Les Red Sox ont battu les Yankees 3-1 dans le match au quatrième as, avant de défaire les champions de l’Est, les Rays de Tampa Bay, en quatre matchs. Les Red Sox disputent la victoire aux Astros de Houston dans la série de championnat de l’Américaine.

Shapiro note que les fiches des Red Sox et des Yankees étaient à peine meilleures que celle des Jays.

« Quand je regarde jouer ces équipes – pas seulement ces deux-là, toutes les équipes – si nous avions pu nous qualifier, nous aurions été très difficiles à battre. »

Après une saison de 32-28 en 2020, la direction de l’équipe a bien travaillé pendant la saison morte pour améliorer la formation.

Plus de 185 millions $ ont été ajoutés à la liste de paie, notamment par l’acquisition du voltigeur George Springer, du joueur d’avant-champ Marcus Semien et du lanceur Robbie Ray.

Springer a été ennuyé par les blessures, mais il a tout de même terminé la saison avec 22 circuits et 50 points produits. Semien a frappé 45 circuits – nouveau record pour un deuxième-but – et produit 102 points, en plus de mener les Majeures avec 86 coups sûrs de plus d’un but. Ray a aussi connu la meilleure saison de sa carrière avec une moyenne de points mérités de 2,84 et 248 retraits sur des prises en 193 manches et un tiers.

Semien et Ray ont toutefois signé des ententes d’une saison et Shapiro a admis que les Jays devront de nouveau dépenser pour demeurer compétitifs.

« Nous aurons les ressources pour le faire, autant en jeunes talents que nous pouvons transiger qu’en argent. Ce ne sera peut-être pas exactement la même chose, mais nous allons nous améliorer. Nous allons trouver une façon de le faire. »

Shapiro s’est particulièrement réjoui de la force mentale de son groupe, qui a joué toute la saison 2020 aux États-Unis, à son complexe printanier de Dunedin, en Floride, et dans le stade de son club-école AAA de Buffalo. Les Jays ont de nouveau amorcé la saison 2021 en Floride et dans l’État de New York, avant de revenir au Rogers Centre le 30 juillet, quand le gouvernement canadien a assoupli les restrictions aux frontières.

« Ils ont roulé avec les coups. Je pense que nous allons bâtir sur cette persévérance, cette résilience. Ça deviendra une marque de commerce de ce groupe. »

Les Blue Jays ont complété les rénovations de leur complexe d’entraînement l’hiver dernier. Maintenant que c’est fait, Shapiro a expliqué que le prochain projet d’infrastructures sera d’améliorer le Rogers Centre, où un nouveau tableau d’affichage sera installé en 2022. À long terme, l’équipe envisage d’apporter des rénovations majeures à son stade du centre-ville ou d’en construire un nouveau.