Depuis 1955, les journalistes couvrant les activités de la Série mondiale et des dirigeants de la MLB attribuent le titre de joueur par excellence de la classique automnale, l’un des plus importants honneurs individuels du baseball.

Frédéric Daigle La Presse Canadienne

Pas moins de 29 fois, l’honneur a été remis à un lanceur et seulement trois joueurs ont été élus deux fois en 65 ans. Dix-huit des lauréats se retrouvent maintenant au Temple de la renommée, à Cooperstown.

Les Yankees de New York sont l’équipe la plus récompensée avec 12 joueurs, suivis des Dodgers de Brooklyn/Los Angeles avec sept joueurs récompensés huit fois.

Deux fois seulement, deux joueurs ou plus se sont partagé l’honneur. En 1981, Ron Cey, Pedro Guerrero et Steve Yeager ont été élus après la victoire des Dodgers ; tandis qu’en 2001, Curt Schilling et Randy Johnson ont terminé nez à nez pour les Diamondbacks de l’Arizona.

Une seule fois, l’honneur a été remis à un joueur de l’équipe perdante : Bobby Richardson, des Yankees, a été préféré aux joueurs des Pirates de Pittsburgh en 1960, notamment en raison de ses 12 points produits.

L’honneur porte depuis 2018 le nom de joueur par excellence Willie Mays qui, ironiquement, n’en a jamais été le récipiendaire.

Voici quelques-uns des grands noms à avoir brillé sur la plus importante scène du baseball.

Don Larsen, 1956 — Larsen est devenu le deuxième récipiendaire de cet honneur après avoir lancé le seul match parfait de l’histoire de la Série mondiale. En deux départs, le partant des Yankees a terminé avec une fiche de 1-0 et sept retraits sur des prises.

Sandy Koufax, 1963 & 1965 -Le premier joueur à recevoir deux fois l’honneur. Le gaucher des Dodgers a gagné ses deux départs en 1963 à l’aide de deux matchs complets. Il a ajouté deux victoires à sa fiche grâce à deux jeux blancs, deux ans plus tard. Il a retiré 23 et 29 frappeurs sur des prises en 18 et 24 manches lancées, respectivement.

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Sandy Koufax

Bob Gibson, 1964 & 1967 — Gibson était déjà un lanceur étoile à l’époque en vertu de ses deux nominations, tout juste avant ses deux Cy-Young, qui ont pavé la voie à son élection à Cooperstown. Il a gagné deux de ses départs en 1964 et les trois matchs amorcés en 1967. Cinq de ses six matchs ont été des matchs complets.

Reggie Jackson, 1973 & 1977 —De 1972 à 1974, les Athletics d’Oakland ont remporté trois Séries mondiales consécutives. Après avoir maintenu une moyenne de ,310 et produit six points en 1973, Jackson a mérité son surnom de Monsieur Octobre avec les Yankees de 1977 : il a frappé pour ,450 avec cinq circuits, dont trois sur trois lancers dans le match no 6-tout en produisant huit points.

Ray Knight, 1986 — Knight a frappé neuf coups sûrs pour une moyenne de ,391 tout en produisant cinq points. Il a frappé le coup de circuit qui a procuré la victoire aux Mets de New York en septième manche du septième match.

Jack Morris, 1991 — Morris est entré dans l’histoire lors du sacre des Twins du Minnesota en sept matchs face aux Braves d’Atlanta. Il n’a alloué que trois points mérités en 23 manches de travail réparties sur trois départs, dont deux victoires. Son jeu blanc de 10 manches dans le match no 7 de la série ne se reverra plus jamais.

Paul Molitor, 1993 — Molitor a été magistral lors de la deuxième conquête d’affilée des Blue Jays de Toronto. Le frappeur désigné, premier-but et troisième-but, a maintenu une moyenne de ,500 avec 12 coups sûrs, dont la moitié pour plus d’un but, huit points produits et 10 points comptés.

Derek Jeter, 2000 —Le capitaine des Yankees a couronné la quatrième conquête en cinq ans des Bombardiers du Bronx en maintenant une moyenne de ,409. Cinq de ses neuf coups sûrs ont été pour plus d’un but et il a produit six points.

Manny Ramirez, 2004 —Pour la première conquête en 86 ans des Red Sox de Boston, le voltigeur de gauche a frappé sept coups sûrs, dont un circuit, pour une moyenne de ,412 avec quatre points produits.

David Ortiz, 2013 -Les Red Sox ont gagné trois Séries mondiales en 10 ans après leur disette. Ortiz avait vraisemblablement gardé le meilleur pour la fin : une moyenne de ,688 (!), deux circuits, six points produits et quatre fois, on lui a donné un but sur balles intentionnel au lieu de l’affronter.

Madison Bumgarner, 2014 — Après avoir remporté le titre de joueur par excellence de la série de championnat de la Nationale pour les Giants de San Francisco, Bumgarner a remis ça en Série mondiale, lançant 21 manches au cours desquelles il n’a accordé qu’un point mérité. Il a signé deux victoires et un sauvetage, alors qu’il a blanchi les Royals de Kansas City pendant cinq manches dans le match no 7.