Christian Yelich a déjà eu quelques conversations avec des coéquipiers des Brewers de Milwaukee au sujet du plus important message à passer au camp d'entraînement après être passés à une victoire d'atteindre la Série mondiale.

Stephen Hawkins ASSOCIATED PRESS

«Ce que vous avez fait l'an dernier ne veut rien dire. Que ça ait été bon ou mauvais pour vous ou pour l'équipe, ça ne veut absolument rien dire, a déclaré Yelich. Nous recommençons tous à neuf. On ne doit penser qu'à ce qu'on peut faire pour aider les Brewers à gagner en 2019.»

Cette règle s'applique même au jeune frappeur de puissance qui a été nommé joueur par excellence de la Nationale après avoir presque remporté la Triple Couronne à sa première campagne à Milwaukee avec une moyenne de ,326, 36 circuits et 110 points produits.

Le premier entraînement complet de l'équipe est prévu mardi, quatre mois après avoir perdu le septième de la série de championnat de la Nationale aux mains des Dodgers de Los Angeles. Les Brewers ont connu tout un mois de septembre pour forcer la tenue d'un 163e match, au cours duquel ils ont battu les Cubs de Chicago pour leur premier titre de la Centrale depuis 2011, avant de balayer les Rockies du Colorado en série de sections.

«L'entre-saison a été un peu plus court, pas beaucoup de temps pour des vacances, a souligné le partant Jhoulys Chacin. Mes vacances, ça a été de jouer en séries. Le mois d'octobre était le moment prévu pour les vacances. C'était parfait. Je reprendrais ça chaque année.»

Le noyau des Brewers est plutôt le même en vue de 2019: Yelich, Chacin, le rapide voltigeur de centre Lorenzo Cain, le premier-but aux 35 circuits Jesus Aguilar, ainsi que le releveur aux balles de feu Josh Hader.

«Comme équipe, vous avez votre destin bien en mains quand vous disposez du genre de talent que nous avons ici, a ajouté Yelich. Vous voulez prouver que ce n'était pas de la chance et que vous pouvez le refaire. Je pense que c'est ce qui nous motive à l'aube de cette nouvelle saison.»

Le receveur Yasmani Grandal, acquis sur le marché des joueurs autonomes des Dodgers, est la principale addition du club. Le droitier Jimmy Nelson pourrait aider la rotation, lui qui a raté la dernière saison en raison d'une intervention chirurgicale à l'épaule droite.

Pour le gérant Craig Counsell, une nouvelle campagne signifie d'avoir une nouvelle formation qui n'a encore rien accompli.

«C'est une toute nouvelle équipe avec des joueurs à des moments différents de leur vie, de leur carrière, ainsi que différentes interactions, a-t-il dit. J'ai comparé cela à de la soupe l'an dernier. Nous allons de nouveau faire de la soupe. Certains des ingrédients sont les mêmes, mais il y a quelques ingrédients différents dans ce vestiaire, alors la soupe ne sera pas la même.»

Quand on a suggéré à Counsell que de refaire quelque chose était plus difficile, celui qui en est à sa cinquième saison comme gérant a sensiblement répété la même chose.

«Ça ne change rien. Ce groupe-là n'a encore rien fait.»

Les Brewers n'ont pas participé aux séries lors de saisons consécutives depuis 1981-82, alors qu'ils étaient toujours dans l'Américaine. Ils ont perdu la Série mondiale en sept rencontres aux mains des Cardinals de St. Louis en 1982.

Chacin, 15-8 et 3,50 en 35 départs en 2018, a rappelé que malgré leur bonne saison, ça a été très dur de rater la Série mondiale.

«Vous voulez vous retrouver dans cette position et gagner ce match ultime», a-t-il indiqué.

Pour Hader, qui a établi une marque des Majeures pour un gaucher avec 143 retraits sur des prises en 81 manches et un tiers, d'être passé aussi près augmente la motivation.

«Ce que nous avons accompli est incroyable, a indiqué le lanceur de 24 ans. Vous vous nourrissez de cela. Vous avez eu un aperçu de ce que ça peut être. Mais vous n'avez pas vécu l'expérience totale. Nous avons encore des choses à accomplir.»