Plus de trois heures et demie avant ce qui pourrait bien être son dernier match au Nationals Park en tant que membre des Nationals de Washington, Bryce Harper a longuement regardé la chemise blanche ornée du «W» stylisé rouge à l'avant et de son nom à l'arrière.

HOWARD FENDRICH ASSOCIATED PRESS

Puis, celui qui deviendra joueur autonome à la fin de la Série mondiale, a revêtu tout son uniforme - le seul joueur prêt aussi tôt avant ce dernier match à domicile en 2018 pour les Nats, contre les Marlins de Miami.

«C'est complètement fou de venir ici aujourd'hui en sachant que ce pourrait bien être mon dernier match dans ce stade. Vous ne savez pas comment vous allez réagir, pas plus que vous ne savez comment vous le vivrez, a dit Harper. Je sais que je voulais arriver très tôt pour mettre l'uniforme et profiter de ce moment, que ce soit le dernier ou non.

«Je ne peux pas affirmer que je fais mes adieux, car personne ne sait ce que l'avenir nous réserve. On ne sait pas ce qui va se passer cet hiver.»

Les Nationals, qui ne se sont pas qualifiés pour les séries, termineront leur campagne avec trois rencontres au Colorado.

«C'est chez moi, c'est ma ville, a dit Harper, seul joueur de la Nationale avec 100 points produits, 100 points marqués et 100 buts sur balles en 2018. Bien sûr, j'encourage les Golden Knights, Duke et les Cowboys, mais je suis un National de Washington.»

Les Nationals l'ont sélectionné avec le tout premier choix au total alors qu'il n'était âgé que de 17 ans, en 2010, avant de le rappeler dans les Majeures à 19 ans. Il a été la recrue de l'année dans la Nationale en 2012, avant d'être choisi unanimement joueur par excellence en 2015.

Cette équipe qui avait perdu deux fois 100 matchs en une saison avant que Harper ne s'amène a ensuite gagné quatre titres de la section Est de la Nationale - mais aucune série.

Le voltigeur se joindra à l'avant-champ des Dodgers de Los Angeles Manny Machado à titre de joueurs les plus convoités sur le marché cet hiver. Quand on lui demande ce que ça prendrait pour le ramener à Washington, il répond qu'il devra savoir s'il fait partie des plans du club.

«Tout le monde sait ce qui pourrait se produire. Je pourrais être de retour ou non.»

Inutile de dire que le gérant des Nationals, Dave Martinez, et ses coéquipiers souhaitent le premier scénario.

«Il a un avenir incroyable devant lui. Souhaitons que ce soit ici avec les Nationals. Nous espérons tous cela, a déclaré Martinez. Ce qu'il représente pour cette équipe est indescriptible. Regardez le nombre d'enfants qui portent un chandail no 34. Ça vous donnera une bonne idée.»

Le premier-but Ryan Zimmerman, le premier joueur repêché par le club à la suite de son déménagement de Montréal pour la saison 2005, croit que Harper aimerait rester.

«Si vous lui parlez de Washington et de l'organisation, lui demandez s'il se sent à l'aise ici et le genre d'équipe qu'il croit que nous aurons, je ne pense pas que ses réponses vous laisseront croire qu'il veuille partir, a expliqué Zimmerman. Ce n'est qu'un business. Il a mérité le droit d'aller marchander sa valeur. Il mérite d'obtenir tout l'argent qu'on lui versera. Souhaitons que ce soit ici. Qui sait?»

Jusqu'à ce qu'elle soit identifiée, la destination de Harper en 2019 alimentera toutes les conversations.