Cuba a promis de «démasquer» certains de ses ressortissants qui «trahissent» leur pays en allant concourir sous d'autres couleurs aux Jeux olympiques de Pékin et a stigmatisé mardi un «vol manifeste» d'athlètes dont le CIO ne serait pas totalement innocent.

Mis à jour le 22 juill. 2008

«L'achat et la vente d'athlètes caractérisent aujourd'hui le mieux la scène olympique et c'est quelque chose qui nous porte préjudice», a affirmé Angel Iglesias, le vice-président de l'Institut cubain des sports (Inder). «Il s'agit de s'emparer sans aucun scrupule de nos athlètes, et pas seulement lorsqu'ils sont à l'étranger mais aussi à l'intérieur même du pays», a-t-il ajouté.

La révolution de Fidel Castro a interdit le sport professionnel en 1959 mais la fuite à l'étranger des sportifs attirés par d'alléchants contrats s'est accélérée dans les années 90 en raison de la crise économique qui a frappé l'île.

Le responsable sportif faisait un point sur la préparation des sportifs à quelques semaines de l'ouverture des jeux Olympiques et sur les «désertions» des sportifs cubains, en particulier dans trois disciplines, le base-ball, la boxe et le volley-ball.

Pour le député cubain Hector Rodriguez, également éditorialiste sportif, les «plus grands coupables de ces vols» sont le Comité international olympique (CIO), les comités olympiques nationaux et les fédérations internationales qui «se sont prêtés au jeu».

«Il y a des comités olympiques, qui sans aucune pudeur, s'accaparent des athlètes cubains, leur donnent une nouvelle nationalité et les propulsent aux JO où ils seront amenés à trahir le pays qui les a formés», a poursuivi le député. «Ceci, nous allons le dénoncer», a-t-il ajouté sans donner de nom.