Six mois de télétravail en position tout sauf ergonomique laissent des traces dans le dos, les épaules et le cou de bien des travailleurs. Beaucoup craignent toutefois de remettre les pieds au gym – surtout s’ils sont à risque élevé de complications à la suite d’une infection à la COVID-19.

Marie Allard Marie Allard
La Presse

À Laval, Julien Couvrette vient d’ouvrir le studio Synergex, conçu pour minimiser les risques. Les clients y sont reçus un à la fois pour une heure d’entraînement supervisé. Deux vestiaires privés avec douche sont utilisés en alternance, puis nettoyés.

« Notre mission, à la base, c’est d’offrir une expérience plus positive d’entraînement », dit Julien Couvrette, qui détient une certification d’entraîneur sportif de la National Strength and Conditioning Association (NSCA). Évidemment, ç'a un prix : de 85 $ à 100 $ pour une heure d’entraînement privé, selon les forfaits. Soit moins cher que bien des psychologues…

  • Après avoir travaillé comme entraîneur à la clinique MAA, au club Mansfield et au studio d’entraînement Saint-Paul, Julien Couvrette a ouvert cet été le studio Synergex à Laval.

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

    Après avoir travaillé comme entraîneur à la clinique MAA, au club Mansfield et au studio d’entraînement Saint-Paul, Julien Couvrette a ouvert cet été le studio Synergex à Laval.

  • Exercice de renforcement de la coiffe des rotateurs, pour réduire les douleurs aux épaules

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

    Exercice de renforcement de la coiffe des rotateurs, pour réduire les douleurs aux épaules

  • Il suffisait d’y penser : Julien Couvrette utilise un tuyau pour corriger la posture de ses clients, comme ici lors d’un exercice du bas du corps visant à faire travailler les muscles fessiers et les quadriceps.

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

    Il suffisait d’y penser : Julien Couvrette utilise un tuyau pour corriger la posture de ses clients, comme ici lors d’un exercice du bas du corps visant à faire travailler les muscles fessiers et les quadriceps.

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Julien Couvrette – un sympathique colosse, pas intimidant pour deux sous – propose d’abord une évaluation biomécanique et des habitudes de vie, avant d’élaborer un programme visant à corriger les dysfonctionnements du corps. « Je donne aussi des petits devoirs à mes clients », dit-il en souriant. Des exemples ? Siroter un verre de vin au lieu de partager une bouteille, marcher 20 minutes tous les soirs ou éteindre son téléphone une demi-heure avant d’aller au lit.

C’est ce lien personnalisé avec l’entraîneur qui fait la différence, estime-t-il. « On veut que les gens aillent bien », souhaite-t-il.