La première boutique Vilebrequin au Canada vient d’ouvrir à Montréal, dans Westmount. Cette maison française de maillots de bain de luxe, fondée en 1971 à Saint-Tropez, est le symbole du chic décontracté français, en version plage. Entrevue avec Roland Herlory, PDG de Vilebrequin.

Publié le 22 juin
Olivia Lévy
Olivia Lévy La Presse

Il suffit de se promener sur les plages françaises pour reconnaître ces maillots de bain aux jolis imprimés, portés de père en fils. La marque est une référence en France depuis plus de 50 ans, mais aussi un succès international, car Vilebrequin est présent dans une soixantaine de pays et, depuis 2013, crée des maillots pour femmes.

Un Vilebrequin, c’est un maillot de qualité, aux couleurs vives et aux joyeux imprimés, un maillot fait en polyamide, une matière qui sèche vite et qui tombe bien. « Je prétends qu’on fait les plus beaux maillots du monde, en qualité, durabilité et confort, on a une expertise unique au monde », lance en entrevue Roland Herlory, PDG de Vilebrequin. La particularité de ces maillots est les imprimés très colorés. « Cette élégance fantaisiste ! Vous pouvez porter des costumes gris toute l’année et pendant l’été, un maillot avec des éléphants verts sur un fond rose, et vous êtes chic ! C’est la force de Vilebrequin, le sens de la couleur, le souci du détail qui fait que la fantaisie est élégante. Une élégance très French Riviera et tropézienne. C’est cet équilibre qui fait la beauté du maillot. »

  • Maillot de bain pour toute la famille, modèle Ikat Medusa, femme, 390 $, fille, 195 $, garçon, 185 $, homme, 370 $

    Photo fournie par Vilebrequin

    Maillot de bain pour toute la famille, modèle Ikat Medusa, femme, 390 $, fille, 195 $, garçon, 185 $, homme, 370 $

  • On voit souvent, sur les plages, le père et le fils qui portent le même maillot Vilebrequin. Maillot Ronde des tortues, multicolore, homme, 370 $, et garçon, 185 $.

    Photo fournie par Vilebrequin

    On voit souvent, sur les plages, le père et le fils qui portent le même maillot Vilebrequin. Maillot Ronde des tortues, multicolore, homme, 370 $, et garçon, 185 $.

  • Maillot de bain une pièce, 390 $

    Photo fournie par Vilebrequin

    Maillot de bain une pièce, 390 $

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La petite histoire de la création de Vilebrequin fait sourire. En 1971, Fred Pryskel, journaliste passionné de Formule 1, était amoureux d’Yvette, qui vivait à Saint-Tropez. Il voulait la séduire, mais refusait de porter le slip de bain qui était à la mode à l’époque. Il a alors créé un short de bain. « Il avait beaucoup voyagé, en Australie, en Californie, et il s’est inspiré des surfeurs. Il avait cette grande curiosité, et 50 ans plus tard, Vilebrequin est le référent mondial du maillot de bain ! », raconte Roland Herlory.

Et pourquoi Vilebrequin ? « La course automobile était la passion de Fred Pryskel. L’escalier en fer forgé de la boutique de Saint-Tropez évoque la forme d’un vilebrequin, une pièce qui est au cœur du moteur d’une voiture. C’est le nom le plus anti-marketing ! Personne ne sait ce que c’est et tous les pays du monde ou presque ne savent pas comment le prononcer », dit-il en riant. Avec le temps, c’est la tortue qui est devenue l’emblème de la marque. « J’adore les tortues, elles nagent de façon élégante, elles ont une lenteur qui nous va bien ! »

Savoir-faire de Vilbrequin

L’autre particularité de Vilebrequin est la qualité du produit. Roland Herlory peut parler pendant des heures du savoir-faire de la marque, car la fabrication de chaque maillot nécessite 32 étapes, de l’impression des imprimés au tissage puis à l’assemblage, sans oublier le détail de la poche arrière du maillot. « Nous travaillons avec des imprimeurs en France et en Italie, il y a une précision du trait et la densité des couleurs, c’est inouï », explique-t-il. Il ajoute que des œillets placés à l’arrière du maillot garantissent l’évacuation de l’eau et évitent l’effet ballon, et le placement de la poche arrière s’ajuste avec précision, de sorte qu’il n’y a pas de rupture du dessin, tout est aligné. « Tous ces détails donnent une allure et font la beauté du produit. »

Le maillot dure-t-il toute une vie ? « Oui, pour moi, la qualité, c’est la véritable éthique. La vraie écoresponsabilité, c’est la durabilité d’un produit. Quand on achète un maillot qui est peut-être plus cher que les autres, c’est parce qu’il est d’une qualité supérieure et qu’il va durer », estime le PDG, qui précise qu’en 2023, 100 % des maillots (aujourd’hui, c’est 85 %) seront faits de matières recyclées.

Photo Olivier Amsellem, fournie par Vilebrequin

Roland Herlory, PDG de Vilebrequin

Roland Herlory raconte l’anecdote d’un jeune Américain rencontré à Los Angeles qui connaissait Vilebrequin, car il récupérait tous les maillots de son grand-père ! « Nos maillots de bain portent la mémoire des vacances, des moments heureux. J’ai envie que votre maillot dure toute la vie, car lorsque vous ouvrez votre tiroir et que vous voyez votre maillot, vous avez le souvenir des vacances ! »

En 2012, Vilebrequin a été acheté par le groupe américain G-III Apparel, et c’est à ce moment que Roland Herlory a été nommé PDG après avoir passé 23 ans chez Hermès.

« Le luxe, c’est la créativité et un grand savoir-faire. Tout ce que j’ai appris chez Hermès, j’essaie de le retranscrire dans un univers différent, mais la qualité et la durabilité sont les points communs », conclut Roland Herlory, ravi que pour la marque française, la première boutique de Vilebrequin au Canada soit à Montréal.

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