Du 25 septembre au 3 janvier, le musée McCord fait place aux somptueuses créations de Christian Dior. L’exposition couvre la période de 1947 à 1957, décennie qui précède la mort du mythique couturier et suit l’ouverture de la maison qui porte son nom, en pleine effervescence de la haute couture à Paris. Nous l’avons visitée.

Isabelle Morin Isabelle Morin
La Presse

Le musée organisera aussi des rendez-vous virtuels ou sur place durant cette période, sur les sujets de la mode ou de Dior.

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À l’époque, la Ville Lumière se relève de la Seconde Guerre mondiale et cherche un nouveau souffle. Elle le trouve en partie dans le New Look, terme adopté par la rédactrice en chef du Harper’s Bazaar, Carmel Snow, pour caractériser la signature de Dior : féminine, romantique, voluptueuse et libre.

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Dior révolutionne la mode d’après-guerre avec ses silhouettes en forme de sablier : jupes larges, taille corsetée et épaules définies. À droite, une robe d’après-midi en velours de soie et coton, fidèle au style du couturier.

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Visite de presse de la nouvelle exposition sur Dior au Musée McCord. Cette expo consacrée au célèbre désigner s’ouvre vendredi le 25 septembre prochain au Musée McCord. Sur la photo, la robe du soir Douze Douziemes, automne-hiver 1951

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Avec sa première collection présentée en février 1947, la Maison Christian Dior vient fracasser les codes de la mode et de la féminité de l’époque, et inspire des femmes de partout dans le monde. Divine et sculpturale, la robe de soirée Rose de France est révélée dans la foulée, à l’automne de la même année.

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Une zone complète de l’exposition est réservée aux accessoires qui ont contribué à la renommée de la Maison. Dix ans après sa création, Christian Dior représentait plus de 5 % des exportations françaises.

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L’exposition conçue par le Musée royal de l’Ontario suit celles consacrées à la mode italienne et à Balenciaga au musée McCord. Avec Christian Dior, l’établissement montréalais vient asseoir davantage son expertise en mode. Certaines des œuvres sont d’ailleurs tirées de la collection Costume, mode et textiles du musée. À gauche, deux créations portées à l’époque par la Montréalaise Margaret Rawlings Hart, qui en a fait don au musée.

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Astucieuse, comme plusieurs robes de fin de journée signées Dior, la Topaze (automne-hiver 1951) est composée d’une jupe amovible qui se transforme en cape.

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Miss Dior a fait le tour du monde et habillé de ses effluves bien des femmes. Sur la photo, trois flacons de l’emblématique parfum, issus d’une collaboration avec Baccarat. Offerts en édition limitée entre 1949 et 1951.

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Aucun détail n’échappe à l’œil de Dior et aucun luxe n’est de trop, même pour une tenue de jour ou une robe de fin d’après-midi. Baptisé Naturelle, ce deux-pièces de satin de 1951 est garni de broderies de perles de cristal.

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Les crinolines-jupons font partie intégrante des robes de Dior, qui sont à la fois légères et volumineuses. Le couturier les imagine sur des femmes, mais parfois aussi sur des jeunes filles dans des versions sages et romantiques. C’est le cas pour ces créations inédites pour le Canada, en organdi et broderies de coton (1957).