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Cancer du sein: recherche prometteuse à l'Université Laval

Le cancer du sein pourrait un jour être plus facile à diagnostiquer et même à... (Photo Torin Halsey, archives ASSOCIATED PRESS)

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Photo Torin Halsey, archives ASSOCIATED PRESS

JEAN-BENOIT LEGAULT
La Presse canadienne
Montréal

Le cancer du sein pourrait un jour être plus facile à diagnostiquer et même à traiter grâce aux travaux de chercheurs de la Faculté de médecine et du Centre de recherche de l'Université Laval.

Ces scientifiques ont identifié des gènes dont l'expression change selon que la patiente est en santé ou qu'elle souffre d'une lésion bénigne, d'une tumeur localisée (in situ) ou d'un cancer beaucoup plus grave.

La chercheuse Francine Durocher et ses collègues ont comparé l'expression des gènes dans les tissus mammaires de 20 femmes. L'analyse a permis d'identifier un total de 255 gènes dont l'expression est modifiée.

L'expression d'un gène désigne la conversion de l'information stockée dans notre ADN en instructions pour fabriquer des protéines ou d'autres molécules.

« Par exemple, est-ce que certains gènes seront à l'état normal, très peu exprimés, mais au fur et à mesure que la lésion devient de plus en plus sévère, est-ce que l'expression de ce gène-là augmente ?, a illustré la professeure Durocher. Ou à l'inverse, est-ce que des gènes sont très exprimés à l'état normal, mais leur expression diminue au fur et à mesure que la sévérité de la lésion augmente ? »

Les chercheurs québécois voulaient aussi savoir si l'expression de certains gènes culmine à certaines étapes de ce continuum de malignité, de la patiente en santé à la patiente gravement malade.

« Certains cancers in situ vont rester in situ et d'autres vont devenir invasifs, a expliqué Mme Durocher. Donc en identifiant les gènes qui restent in situ, ça pourrait nous aider par exemple à prioriser les patientes ; celle-là va rester in situ, donc on va davantage opérer la patiente in situ qui a un fort potentiel de s'en aller vers l'invasif. Pour les cliniciens ce serait utile afin de prioriser les patientes, lesquelles bénéficieraient le plus tôt d'une chirurgie. »

Mais les travaux ne font que commencer et les résultats devront être validés auprès de centaines d'autres femmes. Pour le moment, les chercheurs ont identifié des gènes dont l'expression augmente au fur et à mesure que la sévérité de la lésion augmente, des gènes dont l'expression diminue en fonction de la sévérité de la lésion et des gènes pour un type particulier de lésion.

« Ces gènes-là pourraient servir au diagnostic, au traitement, aider à développer de nouvelles cibles de traitement... Ils pourraient aussi aider le rapport de pathologie en amenant une information supplémentaire. Ça pourrait être utile à plusieurs égards », a précisé Mme Durocher.




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