Le Français de 75 ans, premier patient à porter un coeur artificiel Carmat, se porte «aussi bien que possible» selon le Pr Daniel Duveau cité par le Journal du Dimanche.

Publié le 29 déc. 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Il est réveillé, s'alimente seul et parle avec sa famille. Nous pensons l'asseoir et le mettre debout bientôt, sans doute dès ce week-end», ajoute le chirurgien qui a vu le patient jeudi.

Le Pr Duveau avait réalisé l'intervention avec le professeur Christian Latrémouille le 18 décembre à l'hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris, dans le service du professeur Jean-Noël Fabiani, sous la direction du Pr Alain Carpentier, concepteur du projet.

Le patient «est toujours en soins intensifs où il est choyé par l'équipe d'anesthésie-réanimation des professeurs Cholley et Méléard», précise encore le Pr Duveau.

Pour lui, le patient est «un battant au dynamisme remarquable» et reste «confiant»: «quand sa femme et sa fille s'en vont il leur lance "à demain!". Il n'a qu'une envie profiter de la vie. Il est impatient de sortir de réanimation, de sa chambre... et de l'incertitude», poursuit le chirurgien.

Un bilan de santé d'étape doit être publié lundi, selon le JDD.

Carmat avait annoncé le 20 décembre que plusieurs autres implantations auraient lieu. «Un certain nombre de malades sont en train d'être sélectionnés, il est probable que dans les semaines qui viennent d'autres implantations soient faites», soit à l'hôpital Georges-Pompidou, soit à Marie-Lannelongue au Plessis-Robinson ou encore au CHU de Nantes, affirmait le docteur Philippe Pouletty, cofondateur de Carmat.

Le coeur Carmat est destiné aux malades en assistance cardiaque terminale.

Des coeurs artificiels sont implantés dans le monde depuis une dizaine d'années, mais il s'agissait de machines temporaires, posées dans l'attente d'une greffe.

Le coeur artificiel Carmat est, lui, autonome. Il vise à pallier la pénurie de coeurs à greffer, mais aussi à apporter une solution aux contre-indications à la transplantation.

Ce coeur à armature de plastique dur comme le métal reproduit la physiologie de l'organe normal avec ses deux ventricules et ses battements à l'aide de moto-pompes.