Les patients psychiatriques ont 1,6 fois plus de risque de mourir du cancer que la population moyenne, selon une étude publiée dans le Journal canadien de psychiatrie.

Mathieu Perreault LA PRESSE

L'équipe canado-australienne de psychiatres et épidémiologistes estime que cela ne reflète pas une prédisposition génétique, mais plutôt un manque d'accès aux soins médicaux et une difficulté à respecter la médication. Des lacunes au niveau du dépistage, particulièrement pour le cancer du sein, sont aussi soupçonnées.

Les patients psychiatriques ont même une incidence plus basse que la population moyenne pour ce qui est de certains cancers, particulièrement chez les hommes. Hommes et femmes avaient des hausses similaires du risque de mortalité oncologique.

Les chercheurs des universités Dalhousie en Nouvelle-Écosse, et Curtin et Griffith en Australie, ont examiné les dossiers de 250 000 patients ayant fréquenté des cliniques de psychiatrie de la Nouvelle-Écosse entre 1995 et 2001.

La probabilité de mourir du cancer durant cette période a été comparée à une population similaire en termes d'âge et de revenu. Le tabagisme et la consommation d'alcool n'ont par contre pas été pris en compte, ce qui affaiblit la puissance de l'étude vu que les patients psychiatriques ont tendance à fumer davantage.