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Changement de paradigme pour la paraplégie

La réhabilitation après une blessure à la moëlle épinière est sur le point de connaître un « changement de paradigme ». Une nouvelle étude suisse publiée le mercredi 31 octobre montre que la stimulation électrique permet à des patients paralysés depuis plusieurs années de réapprendre à marcher.

Survenant après la publication de deux études américaines similaires, cette nouvelle montre que d'ici « quelques années » il sera possible pour une bonne partie de ces patients d'échapper à l'hémiplégie et à la paraplégie, ont indiqué lors d'une conférence de presse téléphonique les auteurs de l'étude publiée dans la revue Nature, Grégoire Courtine et Jocelyne Bloche de l'Hôpital universitaire de Lausanne.

« Il faut maintenant que des compagnies transposent de manière clinique cette approche », a estimé Susan Harkema, de l'Université de Louisville, à qui La Presse a demandé de commenter l'étude suisse puisqu'elle est l'auteure de l'une des études publiées en septembre.

La Dre Harkema a estimé que les patients suisses étaient moins paralysés, mais depuis plus longtemps, ce qui montre qu'il est possible de guérir les blessures de la moëlle épinière bien après le délai de six mois considéré actuellement infranchissable pour la réadaptation. Son équipe du Kentucky a été la première en 2011 à montrer qu'une telle stimulation électrique fonctionnait pour contrer la paralysie chez l'homme.

Le Dr Courtine, quant à lui, a souligné que son équipe, contrairement aux Américains, a utilisé une stimulation en synchronisation avec les signaux transmis par les nerfs, plutôt qu'en continu. Cela permet selon lui d'éviter d'affecter les nerfs sensoriels nécessaires pour le bon contrôle de la locomotion. Il a aussi réussi à cesser la stimulation électrique après la fin de la réadaptation, contrairement aux équipes américaines. Et il a mis au point un robot permettant d'améliorer l'efficacité de la réadaptation.

Seul hic, cette approche nécessite plus d'une centaine de sessions de réadaptation au rythme de trois ou quatre par semaine.




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