L'Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé lundi avoir décidé où elle tentera le premier atterrissage sur une comète, une manoeuvre cruciale d'une mission qui dure depuis dix ans.

Publié le 15 sept. 2014
Frank Jordans ASSOCIATED PRESS

L'agence installée à Paris compte lancer Philae, son module atterrisseur de 100 kilos, depuis la sonde Rosetta en novembre.

Cinq sites d'atterrissage étaient envisagés sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, qui traverse l'espace à une vitesse de 55 000 kilomètres/heure. Les scientifiques ont unanimement choisi un site au relief relativement sécuritaire.

«C'est une mission absolument unique, au sommet de nos capacités», a dit le responsable de la mission, Fred Jansen.

La sonde accompagne la comète depuis le mois d'août et a renvoyé des images en haute résolution qui ont permis d'identifier les cinq sites potentiels.

Le responsable de Philae, Stephan Ulamec, a néanmoins prévenu lundi que le risque demeure élevé, même avec le site choisi. Les scientifiques ne savent rien de la fermeté de la surface de la comète, qui a aussi commencé à se désintégrer en approchant du Soleil.

De plus, la gravité de la comète est seulement 1/100 000e de celle de la Terre. Le module devra donc s'y ancrer avec des harpons et des vis pour ne pas simplement rebondir dans le vide.

Le module a aussi été conçu il y a 15 ans, avant même que l'ESA ne sache quelle comète serait visitée.

Un site d'atterrissage alternatif a été identifié sur la comète large de quatre kilomètres.

Les scientifiques espèrent que le module atterrisseur leur permettra de répondre à de multiples questions concernant l'origine et l'évolution d'objets dans l'univers.