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Deux nouveaux satellites Galileo mis en orbite par Soyouz

Une fusée russe Soyouz... (PHOTO BENOIT TESSIER, ARCHIVES REUTERS)

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Une fusée russe Soyouz

PHOTO BENOIT TESSIER, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
Paris

Deux nouveaux satellites Galileo ont été placés sur orbite vendredi par une fusée Soyouz lancée depuis la Guyane, marquant le début du déploiement opérationnel du système de navigation européen concurrent du GPS américain, a annoncé la société Arianespace.

Le mythique lanceur russe, dont c'était la neuvième mission depuis le Centre spatial guyanais (CSG), avait quitté son pas de tir de Sinnamary, près de Kourou, à 9h27 heure locale (8h27 heure de Montréal), avec une charge de 1,6 tonne au décollage.

Initialement prévu jeudi, le lancement avait dû être reporté à cause d'une météo défavorable.

Au terme d'une mission de 3 heures et 48 minutes, l'étage supérieur Fregat s'est séparé comme prévu des deux satellites Galileo Sat-5 et Sat-6 pour les placer sur une orbite circulaire à 23 522 km d'altitude.

Prévus pour être opérationnels à l'automne, après leurs premiers essais dans l'espace, ces deux nouveaux satellites Galileo s'ajouteront aux quatre satellites déjà lancés pour valider le système de navigation voulu par la Commission européenne.

Lancés par paire en octobre 2011 et octobre 2012 depuis la Guyane, ces quatre engins - nombre minimum pour déterminer de façon précise une position à la surface du globe - ont permis de faire la démonstration du système, à la fois dans l'espace et pour les installations au sol.

«Nous avons démontré que les technologies mises au point marchent bien, avec ce lancement nous démarrons la phase de déploiement» du système opérationnel, a déclaré Sylvain Loddo, responsable des installations au sol de Galileo.

«À partir d'aujourd'hui, nous allons commencer graduellement à augmenter le nombre de signaux que les utilisateurs recevront», a-t-il précisé.

Les quatre premiers satellites «tests» ont été construits par un consortium mené par Airbus Defence and Space (ex-Astrium) et assemblés à Rome par Thales Alenia Space. La construction de 22 satellites complémentaires a déjà été confiée à la PME OHB en Allemagne.

Deux nouveaux satellites doivent être lancés depuis la Guyane fin 2014. La constellation Galileo se déploiera ensuite progressivement, avec six à huit engins lancés chaque année par les fusées Soyouz (cinq lancements à raison de deux satellites par tir) et Ariane 5 (trois lancements à raison de quatre satellites par tir) depuis Kourou, tandis que les éléments du réseau au sol seront mis en place.

D'ici 2017, le système Galileo devrait compter 24 satellites opérationnels, auxquels s'ajouteront par la suite six satellites de secours, précise l'Agence spatiale européenne (ESA).

Les Européens ont voulu disposer de leur propre technologie, indépendante du système militaire américain GPS. D'un coût de plus de 5 milliards d'euros, le programme est financé à 100% par la Commission européenne et mis en oeuvre par l'ESA.

Opérant à plus haute altitude que le GPS, les satellites Galileo bénéficieront d'un angle d'inclinaison plus élevé, très utile en ville, car plus le signal est élevé, plus il est visible par les utilisateurs au sol.

Les satellites Galileo sont aussi dotés des meilleures horloges atomiques jamais utilisées dans la navigation, d'une précision d'une seconde sur trois millions d'années.

Une mesure ultra-précise du temps est primordiale dans la navigation par satellites qui repose sur la conversion en distance du temps que le signal met pour atteindre les stations au sol. Une erreur de mesure d'un milliardième de seconde peut ainsi aboutir à un écart de positionnement de plusieurs dizaines de centimètres à la surface de la Terre.




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