Une erreur dans l'installation de trois gyromètres, placés à l'envers, a été identifiée comme la cause de l'explosion d'une fusée russe Proton le 2 juillet sur le cosmodrome de Baïkonour, a annoncé jeudi l'agence spatiale russe Roskosmos.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«La cause de l'accident est une erreur dans l'assemblage de trois gyromètres», écrit l'agence dans un communiqué, précisant qu'ils avaient été installés à l'envers.

Ces capteurs mesurent la vitesse de rotation et sont utilisés par le système de guidage des fusées.

Selon l'agence, les procédures de contrôle existantes ne permettent pas d'identifier ce problème avant le décollage et il n'a donc été identifié que pendant le vol.

«Trois des six gyromètres n'ont pas été installés correctement. Ce qui est en cause, c'est une erreur dans la construction, le facteur humain», a précisé le vice-directeur de Roskosmos, Alexandre Lopatine, cité par l'agence Itar-Tass.

Selon le responsable de l'agence, la fusée a quitté sa trajectoire et a envoyé le système d'alerte entraînant sa destruction 13 secondes après avoir quitté le sol.

La fusée russe Proton-M a explosé le 2 juillet au décollage du cosmodrome russe de Baïkonour dans les steppes du Kazakhstan, libérant dans l'atmosphère 600 tonnes de combustible hautement toxique.

Il transportait trois satellites du système Glonass -- équivalent russe du système américain GPS.