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Les programmes anti-intimidation auraient un effet pervers

Une jeune fille pleurant dans le corridor de... (Photo.com)

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Une jeune fille pleurant dans le corridor de son école secondaire.

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La Presse Canadienne

Les enfants qui fréquentent des écoles où des programmes de lutte à l'intimidation ont été mis en place sont plus susceptibles d'être intimidés que ceux qui fréquentent des écoles où de tels programmes n'existent pas, affirme un chercheur américain.

Le professeur de criminologie Seokjin Jeong, de l'université du Texas à Arlington, a expliqué que ces campagnes ont peut-être l'effet pervers d'enseigner aux jeunes les gestes et les paroles utilisés par les intimidateurs.

De plus, les jeunes soupçonnés d'intimidation savent exactement quoi répondre aux adultes qui les questionnent, puisque les programmes leur ont appris ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas.

M. Jeong propose la mise en place de stratégies plus sophistiquées pour lutter contre le problème. Il suggère aussi aux écoles de ne pas hésiter à rehausser leurs mesures de sécurité en fouillant les sacs et les casiers des élèves, en embauchant des gardiens de sécurité, voire en installant des détecteurs de métal.

Les jeune qui sont victimes d'intimidation présentent ensuite un risque plus élevé d'anxiété, de dépression, de confusion, de pauvre estime de soi et de suicide.

M. Jeong et son équipe se sont penchés sur le cas de 7001 jeunes âgés de 12 à 18 ans et provenant de 195 écoles différentes.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans Journal of Criminology.




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