On se retrouve bien souvent dépourvu face à un pépin du quotidien. Parfois, le problème est moins grave qu’en apparence ; il s’agit de pouvoir en déterminer correctement la source. Des ouvriers et des réparateurs ont accepté de livrer leurs secrets.

Pierre-Marc Durivage Pierre-Marc Durivage
La Presse

La machine à expresso est certainement un type de machine qui a connu un essor marqué avec les mesures de confinement entraînées par la COVID-19. Les gens sortent moins, travaillent de la maison, mais veulent encore boire un bon café. Ouvert depuis huit ans à Saint-Basile-le-Grand, Réparations de machines à café Rive-Sud remet en état pas moins de 50 à 60 machines par semaine, et le délai de livraison dépasse parfois les trois semaines.

Au départ seul dans sa boutique de la montée Robert, Benoit Dugard compte maintenant sur trois employés pour l’aider. « Il y a un engouement, c’est certain, affirme l’entrepreneur. Le prix des machines d’occasion a d’ailleurs doublé de valeur. Pour ma part, je veux donner une seconde vie aux machines, et ça ne me coûte pas très cher de le faire. Mais je sursaute quand je vois des machines à 700 $ sur MarketPlace et que je les vends moi-même 350 $ avec garantie. »

Le mieux est donc de conserver sa machine, quitte à la faire réparer si elle connaît des ratés. « Comme un seul fournisseur produit la plupart des pompes sur le marché, vaut mieux investir 120 $ en réparation, surtout quand on peut payer jusqu’à 2500 $ pour une machine haut de gamme, soutient M. Dugard. Il y a aussi des machines de 20 ans sur lesquelles on n’a seulement qu’à changer un joint. »

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE

Un bon entretien va permettre de profiter de bons cafés pendant plusieurs années.

Benoit Dugard encourage aussi les gens à faire appel aux services de réparation, qui vont prévoir le coup en cas de pénurie de pièces de rechange. « Certaines entreprises mettent l’accent sur la durabilité, mais d’autres fabriquent des machines pour qu’elles soient changées rapidement, notamment en cessant de produire certaines pièces, regrette-t-il. C’est une manière de faire en sorte que les clients se retrouvent avec des machines impossibles à réparer. C’est pourquoi j’achète des lots de machines pour être en mesure de faire des remplacements éventuels avec des pièces usagées. »

Évidemment, un bon entretien va prolonger la vie de toute machine à café. « Je recommande de faire un bon nettoyage chaque saison, explique Benoit Dugard. L’objectif est d’enlever le calcaire qui se forme dans la bouilloire de la machine. Dans les bouilloires à serpentin, comme l’eau passe et chauffe au fur et à mesure, il y a moins de problèmes de tartre, mais c’est utile de les nettoyer aussi.

« À terme, une machine encrassée va se bloquer et la température de l’eau sera moins élevée, poursuit M. Dugard. On va conseiller d’utiliser des produits destinés aux machines à café et non pas des trucs de grand-mère. Toutefois, inutile d’acheter les produits vendus par les fabricants, ils coûtent trois fois le prix. On trouve de bons nettoyants là où l’on vend les machines à café. Aussi, il ne faut surtout pas utiliser du CLR ! »