(Beyrouth) Au moins 13 combattants prorégime ont été tués samedi dans une embuscade tendue par le groupe État islamique (EI) dans l’est de la Syrie, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Agence France-Presse

Malgré sa déroute en Syrie en mars 2019 avec la chute de son « califat », l’EI continue de lancer des attaques meurtrières dans le pays, notamment dans le vaste désert de la Badiya qui s’étend de la province centrale de Homs jusqu’à celle de Deir Ezzor, à la frontière avec l’Irak, où les djihadistes sévissent également.

Menée dans la zone désertique de Masrib, dans l’ouest de la province de Deir Ezzor, l’attaque de samedi a tué « 13 membres d’un groupe local prorégime et blessé d’autres », selon cette ONG qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie.

L’embuscade de l’EI a été menée alors que les combattants prorégime étaient en train de ratisser le secteur.

Selon Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH, ce bilan est « le plus élevé parmi les forces du régime et les groupes prorégime ces cinq derniers mois ».

Depuis mars 2019, 1593 membres des forces du régime ou des groupes qui lui sont fidèles ont été tués, ainsi que 153 combattants pro-Iran non syriens, lors de diverses attaques bombardements ou embuscades menés par l’EI, selon l’OSDH.  

Par ailleurs, 1081 membres de l’EI ont été tués dans des attaques, selon la même source.

Plus tôt samedi, l’OSDH avait indiqué que trois réfugiés irakiens dont une femme avaient été tués au cours des deux derniers jours par des membres de l’EI dans un camp du nord-est de la Syrie.

Contrôlé par l’administration semi-autonome kurde, le camp Al-Hol, qui accueille des proches de combattants djihadistes, abrite près de 62 000 déplacés, dont une majorité de femmes et d’enfants.  

Le conflit en Syrie, déclenché en 2011, a causé la mort d’environ un demi-million de personnes et le déplacement de plus de la moitié de la population d’avant-guerre.