(Washington) Les leaders du G20, réunis de manière virtuelle mardi pour parler de l’Afghanistan, restent « extrêmement concentrés » sur la lutte contre le terrorisme ainsi que sur l’apport d’aide humanitaire au pays, selon un court compte-rendu de la réunion diffusé par la Maison-Blanche.

Agence France-Presse

Les responsables des plus grandes économies mondiales, dont le président américain Joe Biden, rejoints par des représentants des Nations unies et du Qatar, un intermédiaire clé en Afghanistan, « ont discuté de la nécessité de rester extrêmement concentrés sur nos efforts antiterroristes, y compris contre les menaces venant de l’EI-K », selon ce communiqué américain.

L’État islamique au Khorasan, le groupe islamiste armé le plus radical d’Afghanistan, s’est engagé avec une série d’attentats dans une campagne de déstabilisation du régime des talibans.

Il a revendiqué un attentat suicide ayant fait au moins 55 morts, le 8 octobre, dans une mosquée chiite.

Le G20, toujours selon la Maison-Blanche, a aussi évoqué la nécessité de garantir la sortie du pays en toute sécurité pour les étrangers et les « partenaires afghans » qui le souhaitent.

Le groupe a aussi « réaffirmé » sa promesse d’apporter de l’aide humanitaire en Afghanistan « à travers des organisations internationales indépendantes ». Il veut aussi « promouvoir les droits fondamentaux pour tous les Afghans, y compris les femmes, les filles et les personnes issues de minorités ».

Les États-Unis, qui ont mis fin de manière chaotique en août à vingt années de guerre en Afghanistan, promettent eux d’utiliser « les outils diplomatiques, humanitaires et économiques » à leur disposition pour « répondre à la situation en Afghanistan. »

L’Union européenne a annoncé mardi, dans le cadre de cette rencontre du G20, un programme d’aide à l’Afghanistan d’un milliard d’euros.

Parallèlement à cette réunion virtuelle, les talibans ont eu leurs premiers entretiens avec une délégation conjointe des États-Unis et de l’Union européenne mardi au Qatar.

L’Italie, qui assure la présidence tournante du « groupe des 20 », accueillera les 30 et 31 octobre le traditionnel sommet des chefs d’État et de gouvernement, qui s’était tenu virtuellement l’an dernier, pandémie oblige.