(Jérusalem) L’ancien premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a finalement quitté dimanche sa résidence officielle à Jérusalem un mois après avoir été écarté du pouvoir par son rival Naftali Bennett.  

Agence France-Presse

« Peu après minuit, la famille a quitté la résidence de [la rue] Balfour », a écrit un porte-parole de la famille aux journalistes.

Des camions de déménagement ont été repérés à l’extérieur de la résidence et des voitures noires ont été filmées en train d’être remorquées depuis la propriété au cours du week-end.

Après 12 ans de règne ininterrompu, M. Nétanyahou a été évincé du pouvoir le 13 juin après un vote de confiance au Parlement à une nouvelle coalition hétéroclite menée par son ancien allié Naftali Bennett.

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Le premier ministre Naftali Bennett

Cependant, M. Nétanyahou n’a pas quitté la résidence officielle après cette date. Il a au contraire continué à accueillir des dignitaires, parmi lesquels l’ancienne ambassadrice des États-Unis auprès de l’ONU, Nikki Haley.

Fin juin, les bureaux de Naftali Bennett ont annoncé que le 10 juillet serait la date de départ définitive pour M. Nétanyahou de la résidence officielle.  

« Il a été convenu que le chef de l’opposition Nétanyahou et sa famille mettront fin à leur présence à la résidence d’ici le samedi 10 juillet. Aucune réunion officielle n’aura lieu à la résidence d’ici là », a déclaré le bureau de presse du gouvernement dans un communiqué.

M. Nétanyahou est en fait parti après minuit dans la nuit de samedi à dimanche, après la date limite qu’il avait acceptée.  

Un groupe hostile à M. Nétanyahou, « Crime Minister », qui a organisé depuis un an des manifestations hebdomadaires contre l’ex-premier ministre israélien s’est moqué de lui dimanche : « L’accusé et sa famille se sont enfuis la nuit comme des voleurs », a écrit le groupe sur Facebook.  

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Desmanifestants devant la résidence officielle de Benyamin Nétanyahou en juin dernier

L’ex-premier ministre fait l’objet de poursuites judiciaires. Il est accusé d’avoir perçu des cadeaux (champagne, bijoux, cigares) de riches personnalités, d’avoir tenté de s’assurer une couverture médiatique favorable auprès du plus grand quotidien payant israélien, le Yediot Aharonot, et d’avoir favorisé un magnat des télécommunications dans un but similaire.