(Jérusalem) Le chef de l’armée israélienne, le général Aviv Kohavi, a qualifié mercredi de « sans précédent » la coopération avec Washington contre l’Iran, accusé par Israël de chercher à se doter de l’arme nucléaire.  

Agence France-Presse

Israël, pays considéré comme la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, est farouchement hostile à l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances. Il estime que ce pacte pourrait permettre à l’Iran, son ennemi juré, de développer un armement nucléaire et menacer son existence.

Le président américain Joe Biden veut revenir dans cet accord censé encadrer le programme nucléaire iranien, dont est sortie en 2018 l’administration Trump en rétablissant des sanctions contre l’Iran. En riposte, Téhéran, qui dément chercher à se doter de l’arme nucléaire, était revenu sur certains de ses engagements dans le cadre de l’accord.

Des négociations impliquant la Grande-Bretagne, la Chine, l’Allemagne, la France, la Russie et l’Iran ont eu lieu à Vienne ces dernières semaines pour pousser à un retour des États-Unis au pacte.

En Floride, le général Kohavi a discuté avec le général Frank McKenzie, le chef du commandement central de l’armée américaine pour le Moyen-Orient (Centcom), de l’Iran, de la guerre de 11 jours en mai entre l’armée israélienne et le mouvement palestinien Hamas ainsi que du conflit en Syrie et de la coordination entre leurs deux pays.

« La coopération entre les forces armées israéliennes et l’armée américaine est sans précédent de par sa portée et a atteint de nouveaux niveaux », a dit le général israélien dans un communiqué de l’armée publié à Jérusalem. « L’objectif principal et commun du champ d’action des deux armées est de faire échec à l’agression iranienne. »

« L’Iran cherche à implanter des terroristes dans plusieurs pays à travers le Moyen-Orient » et continue de « constituer une menace régionale en termes de prolifération nucléaire, de systèmes d’armement perfectionnés y compris des missiles balistiques, et de financement d’armées terroristes », a-t-il ajouté.  

Le général Kohavi a également discuté avec Jake Sullivan, le conseiller de la Maison-Blanche pour la sécurité nationale, de « l’implantation de l’Iran à travers le Moyen-Orient et des failles » de l’accord de 2015, selon le communiqué.  

Il a présenté à des responsables américains « plusieurs moyens pour empêcher l’Iran d’acquérir des capacités nucléaires militaires », d’après la même source.

Le chef d’état-major doit retourner en Israël vendredi après une visite de plusieurs jours aux États-Unis.