(Jérusalem) Un missile lancé depuis la Syrie a frappé le sud d’Israël tôt jeudi, déclenchant des sirènes de raid aérien près d’un réacteur nucléaire secret du pays, a déclaré l’armée israélienne. En réponse, l’armée a affirmé avoir attaqué le lance-missiles et les systèmes de défense aérienne de la Syrie voisine.

Josef Federman
Associated Press

L’incident du genre le plus sérieux entre Israël et la Syrie depuis des années laisse croire à une implication de l’Iran. L’Iran, qui maintient des troupes et des mandataires en Syrie, a accusé Israël d’une série d’attaques contre ses installations nucléaires, y compris le sabotage de son installation nucléaire de Natanz le 11 avril, et a juré de se venger. Cet évènement risque également de compliquer les tentatives menées par les États-Unis pour relancer l’accord nucléaire international avec l’Iran.

L’armée israélienne a déclaré que le missile avait atterri dans la région du Néguev et que les sirènes de raids aériens avaient retenti dans un village près de Dimona, où se trouve le réacteur nucléaire. Des explosions ont été signalées au centre d’Israël. L’armée a déclaré plus tard que le missile n’avait causé aucun dommage.

Il n’y a eu aucune revendication immédiate de responsabilité ni aucun commentaire de la part de l’Iran. Mais samedi, le journal radical iranien « Kayhan » a publié un article d’opinion de l’analyste iranien Sadollah Zarei suggérant que l’installation israélienne de Dimona soit prise pour cible en représailles à l’attaque de Natanz.

Des mesures devraient être prises « contre l’installation nucléaire de Dimona », a-t-il écrit. « C’est parce qu’aucune autre action n’est de même ampleur que l’incident de Natanz. »

Plusieurs estiment que le réacteur Dimona est la pièce maîtresse d’un programme d’armes nucléaires non déclaré. Israël ne confirme ni ne nie les informations étrangères selon lesquelles il dispose d’un vaste arsenal nucléaire.

Bien que « Kayhan » soit un journal à faible tirage, son rédacteur en chef, Hossein Shariatmadari, a été nommé par le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, et a été décrit comme son conseiller dans le passé.