(Ankara) Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a fait état lors d’une visite à Ankara lundi de « signaux positifs » pour une amélioration des relations entre la Turquie et l’Union européenne après des mois de tensions.

Agence France-Presse

« Nous avons tenu à faire cette visite de dernière minute, car il y avait de nombreux signaux positifs », a déclaré M. Maas lors d’une conférence de presse avec son homologue turc Mevlut Cavusoglu.  

Pour le ministre allemand, il est nécessaire « d’accompagner » Ankara dans ses initiatives pour relancer ses relations avec l’UE afin d’éviter un regain des tensions.

« L’année dernière, les navires de guerre de certains pays alliés se sont trouvés face à face en Méditerranée orientale. Nous ne voulons plus vivre cela. Il est pour cette raison important d’accompagner ces progrès et les signaux positifs », a déclaré M. Maas.

Le retrait par la Turquie de ses navires d’exploration des zones disputées avec la Grèce et Chypre en Méditerranée orientale et l’annonce des pourparlers exploratoires entre Athènes et Ankara font partie, selon M. Maas, des initiatives « positives » entreprises par Ankara.

Les travaux d’exploration gazière menés par la Turquie dans des zones maritimes disputées avec la Grèce et Chypre étaient depuis des mois au centre de tensions.

Mais les responsables turcs ont récemment multiplié les appels au dialogue avec les Européens pour régler les sujets de tension, qui, outre la dispute maritime gréco-turque en Méditerranée orientale, portent notamment sur le rôle de la Turquie dans les conflits en Syrie, en Libye et plus récemment au Nagorny Karabakh.

En décembre, les dirigeants de l’UE, réunis en sommet à Bruxelles, ont décidé de sanctionner les actions « illégales et agressives » de la Turquie en Méditerranée contre la Grèce et Chypre.

« Je souhaite ardemment que les relations entre la Turquie et l’UE puissent s’améliorer », a affirmé M. Maas, qui a aussi loué « les efforts qui ne sont pas suffisamment reconnus » de la Turquie pour accueillir les réfugiés syriens.

M. Cavusoglu a pour sa part affirmé que la Turquie était « prête à faire ce qui lui incombe » pour préserver « l’atmosphère positive » entre Ankara et Bruxelles.