(Beyrouth) Au moins huit militaires syriens et combattants alliés ont été tués lundi lors d’une attaque menée par le groupe djihadiste État islamique dans l’est de la Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Agence France-Presse

L’attaque, qui a également fait onze blessés dont plusieurs se trouvent dans un état grave, a eu lieu dans la province de Deir Ezzor contre des positions de l’armée syrienne et de Liwa al-Qods, une milice palestinienne prorégime, selon l’OSDH.

L’ÉI ne l’a pas revendiquée. Les médias d’État n’ont rapporté aucune attaque du groupe djihadiste dans l’immédiat.

Sept miliciens prorégime ont été tués samedi par le groupe djihadiste dans l’est de la Syrie.

Quinze personnes, en majorité des militaires, sont portées disparues depuis que leur bus a été pris en embuscade vendredi par l’ÉI dans le nord de la province de Hama, a indiqué dimanche l’OSDH, précisant que le véhicule avait été retrouvé calciné.

Trente-neuf militaires syriens ont également été tués le 30 décembre dans une embuscade contre leur bus revendiquée par l’ÉI dans la province de Deir Ezzor et, le 4 janvier, ce sont huit militaires du régime ainsi que quatre combattants alliés et trois civils qui ont péri dans le nord de la province de Hama, selon l’ONG.

L’ÉI s’est emparé de larges pans du territoire syrien et irakien à partir de 2014 et cette région désertique, près de la frontière irakienne, était l’un de ses fiefs.

Malgré sa mise en déroute en mars 2019 avec la chute de son « califat » autoproclamé, le groupe djihadiste continue de lancer des attaques meurtrières en Syrie, notamment dans le vaste désert de la Badiya qui s’étend de la province centrale de Homs jusqu’à celle de Deir Ezzor, à la frontière avec l’Irak, où les djihadistes sévissent également.

Le conflit syrien, déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, a fait plus de 387 000 morts.