(Téhéran) Les cas officiellement confirmés de maladie COVID-19 frôlent la barre des 100 000 en Iran, où le ralentissement de la propagation de la maladie observé depuis début avril semble marquer un palier, selon les chiffres publiés mardi par Téhéran.

Agence France-Presse

Au cours des dernières 24 heures, 1323 personnes supplémentaires ont été déclarées positives au virus de la pneumonie virale, ce qui porte à 99 970 le nombre de cas confirmés en Iran, a déclaré le porte-parole du ministère de la Santé, Kianouche Jahanpour lors de son point de presse télévisé quotidien.

Dans le même temps, 63 personnes sont décédées à cause du virus, a-t-il dit. Ces décès portent à 6340 morts le bilan officiel de la pandémie en Iran, pays de loin le plus touché au Proche et au Moyen-Orient.

Les chiffres du gouvernement sont jugés largement sous-estimés par certains experts étrangers, mais aussi par plusieurs responsables iraniens.  

Pour endiguer la propagation de la maladie, l’Iran, qui a annoncé ses premiers cas de contamination en février, a pris diverses mesures de restrictions, sans jamais imposer de confinement ou de quarantaine.

Depuis le 11 avril, l’État a autorisé une réouverture progressive des commerces, et lundi, les autorités ont autorisé la réouverture des moquées dans environ 30 % des comtés du pays, ceux où le risque de regain de la maladie est jugé minime.

Les lieux de cultes restent fermés ailleurs, tout comme les écoles, universités, cinémas, stades et autres lieux de regroupement, à l’échelle de l’ensemble de la République islamique.

Les autorités usent d’un système à trois couleurs (blanc, jaune orangé, rouge) qui dessinent une échelle du risque (du plus faible au plus élevé) lié à la maladie dans les différentes régions du pays.

Selon une carte publiée par le quotidien Hamchahri, les secteurs blancs se trouvent majoritairement dans les provinces du sud du pays, tandis que dans le nord, le centre et l’ouest, ce sont le jaune orangé et le rouge qui prédominent.

La zone de Qom, ville sainte chiite du Centre du pays et premier foyer de l’épidémie en Iran, reste classée comme zone à haut risque (rouge). La province de Téhéran s’affiche elle en jaune orangé et rouge.