(Washington) Donald Trump a prévenu mercredi qu’il tiendrait « l’Iran pour responsable » en cas d’attaque mortelle contre des Américains en Irak, à l’approche du premier anniversaire de la mort du général iranien Qassem Soleimani, tué par une frappe des États-Unis.

Agence France-Presse

« Notre ambassade à Bagdad a été touchée dimanche par plusieurs roquettes », a rappelé le président américain sortant sur Twitter, évoquant une attaque qui a causé des dégâts matériels, mais aucun décès.

« Devinez d’où elles venaient : d’IRAN », a-t-il ajouté.  

« Maintenant nous entendons des spéculations sur de nouvelles attaques contre des Américains en Irak », a-t-il poursuivi, avant d’adresser « un conseil salutaire et amical à l’Iran : si un Américain est tué, je tiendrai l’Iran pour responsable ». « Réfléchissez bien », a-t-il mis en garde, sans plus de précisions.

Dans la foulée, le commandement des forces américaines au Moyen-Orient ont aussi dénoncé le tir de « 21 roquettes », « presque certainement mené par une milice soutenue par l’Iran » et qui « n’avait clairement pas vocation à éviter de faire des victimes ».

Il a prévenu à son tour dans un communiqué que les États-Unis tiendraient l’Iran « pour responsable de tout décès de ressortissants américains » attribué à de tels « groupes armés voyous ».

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait déjà pointé Téhéran du doigt. Et le chef des forces américaines au Moyen-Orient, le général Frank McKenzie, avait assuré que les États-Unis étaient « prêts à réagir » en cas d’attaque iranienne pour marquer l’anniversaire du décès de Qassem Soleimani.

En réponse, l’Iran a exhorté lundi les autorités américaines à ne pas provoquer des « tensions ».

Donald Trump avait ordonné le 3 janvier 2020 une attaque au drone pour éliminer le puissant général iranien alors qu’il se trouvait à Bagdad.

La région avait alors retenu son souffle dans la crainte d’une escalade incontrôlée qui n’a finalement pas eu lieu. Mais la tension remonte à l’approche du premier anniversaire de cette opération, et alors que le président américain qui mène une politique de « pression maximale » contre Téhéran entre dans les dernières semaines de son mandat.

Washington a déjà réduit récemment son personnel diplomatique dans la capitale irakienne, et les spéculations sur une fermeture pure et simple de son ambassade, récurrentes, refont surface ces derniers jours.