(Washington) Les États-Unis n’ont toujours pas obtenu de la Syrie des réponses sur la disparition de deux Américains, malgré une rare visite d’un responsable américain à Damas, a déclaré mercredi le secrétaire d’État Mike Pompeo.

Agence France-Presse

Un haut responsable de la Maison-Blanche, Kash Patel, s’est rendu sur place en août pour tenter de favoriser la libération du journaliste Austin Tice et de Majd Kamalmaz, un Syro-Américain, a révélé le Wall Street Journal. Il s’agit de la première visite connue d’un haut responsable américain depuis dix ans en Syrie, alors que les deux pays n’ont plus de relations diplomatiques.

« Nous demandons que les Syriens libèrent M. Tice, nous disent ce qu’ils savent. Ils ont choisi de ne pas le faire jusqu’ici », a déploré Mike Pompeo à des journalistes qui l’interrogeaient sur cette visite.

« Nous continuons à travailler au retour non seulement d’Austin mais aussi de tous les Américains retenus », a-t-il ajouté.

Peu d’informations ont été rendues publiques depuis l’enlèvement le 14 août 2012 près de Damas, alors qu’il avait 31 ans, de ce photojournaliste indépendant qui travaillait pour le groupe McClatchy, le Washington Post, CBS, l’Agence France-Presse (AFP) et d’autres médias.

Le président américain Donald Trump a écrit personnellement en mars à son homologue syrien Bachar al-Assad, dont Washington conteste la légitimité, pour tenter d’obtenir la libération du journaliste. Il avait alors dit ne pas savoir s’il était encore en vie.

Mike Pompeo a assuré que les discussions pour rapatrier Austin Tice étaient « distinctes » de la stratégie américaine en Syrie, où les États-Unis ont encore des troupes et dont le régime est visé par des sanctions de plus en plus draconiennes.

« Nous n’allons pas changer la politique américaine » pour libérer des ressortissants, « nous ne payons pas en échange d’otages », a-t-il dit.