(Washington) Le chef du Pentagone, Mark Esper, a prévenu jeudi que « toutes les options » étaient « sur la table » au lendemain d’une attaque à la roquette en Irak qui a fait trois morts, deux Américains et un Britannique.

Agence France-Presse

« Les États-Unis ne toléreront pas les attaques contre nos hommes, nos intérêts ou nos alliés », a déclaré le ministre américain de la Défense au cours d’un point presse au Pentagone.  

PHOTO D’ARCHIVES JACQUELYN MARTIN, AP

Le secrétaire à la Défense américain Mark Esper.

« Toutes les options sont sur la table alors que nous coopérons avec nos partenaires pour punir les coupables et maintenir une dissuasion, comme nous l’avons fait ces derniers mois », a-t-il ajouté en attribuant l’attaque de mercredi à « des groupes armés chiites pro-iraniens » qu’il n’a pas nommés.

PHOTO FORCES DE SÉCURITÉ DE L’IRAQ, VIA REUTERS

Un camion sur lequel on avait monté un lance-roquettes Katyusha a été trouvé à Rashidiya, non loin du camp militaire de Taji, au nord de Bagdad.

M. Esper a précisé avoir parlé mercredi soir de possibles mesures de rétorsion avec le président Donald Trump, qui lui a donné toute autorité pour « faire ce qu’il y a à faire ».

Il n’a pas précisé quand les mesures de rétorsion seront prises ni où, mais il a laissé entendre que les États-Unis n’avaient pas l’intention de frapper le territoire iranien. « Nous nous focalisons sur ce groupe qui a commis ceci en Irak », a-t-il noté.

PHOTO FORCES DE SÉCURITÉ DE L’IRAQ, VIA REUTERS

Un camion sur lequel on avait monté un lance-roquettes Katyusha a été trouvé à Rashidiya, non loin du camp militaire de Taji, au nord de Bagdad.

De son côté, le chef d’état-major, le général Mark Milley, a précisé qu’une trentaine de roquettes avaient été tirées mercredi en début de soirée sur la grande base de Taji, dans la banlieue de Bagdad, 18 atteignant la base.

Trois soldats tués, cinq blessés gravement

Deux militaires américains et un militaire britannique ont été tués dans cette attaque qui a également fait 14 blessés américains, britanniques, polonais et autres, dont cinq sont dans un état grave, a-t-il précisé.

Un premier bilan faisait état de deux soldats, l’un américain et l’autre britannique, ainsi qu’un sous-traitant américain.