(New York) Les États-Unis vont chercher à obtenir un soutien international lors de l’Assemblée générale de l’ONU face à l’Iran qu’ils accusent d’avoir attaqué deux installations pétrolières en Arabie saoudite, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Agence France-Presse

« Le président (Donald) Trump et moi-même voulons donner à la diplomatie toutes les chances de réussir », a-t-il déclaré sur la chaîne ABC.

« Je suis à New York, je serai à l’ONU toute la semaine pour en parler », a ajouté le secrétaire d’État américain. « Nous espérons que les Nations Unies adopteront une position de fermeté. »

L’ONU « a été créée exactement pour ce genre de choses - quand un pays attaque un autre pays - et nous espérons que les Nations unies se mobiliseront sur ce que c’est », a poursuivi Mike Pompeo, qui a de nouveau affirmé que « c’était une attaque iranienne, menée avec des missiles de croisière ».

Le président américain a cependant déclaré dimanche qu’il n’avait « aucune intention » de rencontrer son homologue iranien Hassan Rohani à l’ONU. « Rien n’est jamais totalement exclu, mais je n’ai pas l’intention de rencontrer l’Iran », a-t-il dit.

Prié de dire s’il y aurait un quelconque contact entre Mike Pompeo ou un autre représentant américain et la délégation iranienne en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, un haut responsable américain a assuré qu’il n’y avait « rien de prévu ».

Et à ce stade, aucune réunion spécifique sur l’Iran, notamment au Conseil de sécurité, n’a été annoncée. Outre les entretiens prévus par Donald Trump, son secrétaire d’État évoquera notamment la question mardi lors d’une réunion avec ses homologues du Golfe puis lors d’un discours mercredi devant l’organisation United Against Nuclear Iran.

L’Iran nie toute responsabilité dans ces attaques aériennes ayant visé deux installations pétrolières majeures en Arabie saoudite le 14 septembre, qui ont été revendiquées par les rebelles Houthis soutenus par Téhéran, au Yémen.

Les tensions n’ont cessé de croître entre Téhéran et Washington depuis le retrait américain unilatéral en mai 2018 de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, suivi du rétablissement de lourdes sanctions américaines contre l’Iran.

Washington et Téhéran ont frôlé l’affrontement militaire direct en juin. M. Trump avait dit avoir annulé in extremis des frappes contre des cibles iraniennes après que la République islamique eut abattu un drone américain dans la zone du détroit d’Ormuz.

Questionné sur l’envoi de renforts militaires dans la région annoncé vendredi par le Pentagone, M. Pompeo a souligné que l’objectif était de « forcer l’Iran à prendre la décision de devenir un pays normal ».

« Nous espérons qu’avec cette dissuasion supplémentaire, le travail que nous avons accompli dans le détroit d’Ormuz, pour garder le détroit ouvert, et maintenant les systèmes de défense aérienne et les capacités que nous allons mettre dans la région, nous allons y arriver ».