(Erbil) Au moins un homme armé a attaqué mercredi un restaurant à Erbil en Irak tuant trois personnes, dont le vice-consul turc, a indiqué un officier de police à l’AFP.

Agence France-Presse

L’agence de presse étatique Anadolu a fait état d’un « employé du consulat général de Turquie à Erbil » tué dans une attaque à main armée à Erbil, la capitale du Kurdistan dans le nord de l’Irak.

Cette région kurde autonome est frontalière de la Turquie. Les troupes turques y ont mené en mai une opération contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qualifiée d’« organisation terroriste » par Ankara.

« Trois personnes ont été tuées, dont le vice-consul turc à Erbil, dans une fusillade qui a visé le consul et les employés du consulat alors qu’ils étaient dans un restaurant », a déclaré l’officier de police, sous le couvert de l’anonymat.

Il a ajouté que le ou les auteurs des tirs avaient pris la fuite. Des témoins ont indiqué que des barrages volants avaient été mis en place dans et aux alentours du quartier d’Ainkawa, où se trouvent nombre des restaurants en vue.

Cette attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat et un porte-parole de la branche armée du PKK, Dyar Denir, a affirmé n’avoir aucun lien avec cette fusillade.

La Turquie a mené en mai une offensive aérienne et terrestre dans une région montagneuse du nord irakien contre des cachettes du PKK, également considéré comme « terroriste » par les États-Unis et l’Union européenne.

L’ambassade de Turquie à Bagdad n’a pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP.

Des tirs de roquettes sur la Zone verte de Bagdad où se trouvent les ambassades américaine et britannique en mai et une manifestation violente aux abords de l’ambassade de Bahreïn fin juin ont attiré l’attention sur la protection des diplomates et des chancelleries en Irak.

Bagdad, qui s’est déclaré fin 2017 vainqueur des djihadistes du groupe État islamique (EI), s’était engagé à protéger les représentations diplomatiques sur son sol.

En mai, Washington a retiré son personnel diplomatique non essentiel de son ambassade à Bagdad et de son consulat à Erbil dans le contexte des tensions avec l’Iran voisin.