Les autorités irakiennes ont renforcé lundi la sécurité dans la région de Bagdad au lendemain d'un attentat suicide du groupe Etat islamique (EI) qui a fait 61 morts, ont indiqué des sources sécuritaires et médicales.

Publié le 7 mars 2016
AGENCE FRANCE-PRESSE

Des mesures ont notamment été prises pour mieux protéger les checkpoints autour de la capitale, car «ces terroristes tentent souvent de frapper à plusieurs reprises à la suite», a indiqué un colonel de la police.

Au moins 61 personnes sont mortes dimanche dans l'attaque la plus meurtrière depuis le début de l'année en Irak. Menée à l'aide d'un camion piégé, elle a été perpétrée à un checkpoint à l'entrée nord de la ville de Hilla, à 80 km au sud de Bagdad.

«Quatre femmes et sept enfants figurent parmi les morts», a indiqué un médecin des services de santé de la province de Babylone, en précisant que le nombre de blessés s'élevait à 60.

Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, l'EI a revendiqué l'attaque, affirmant avoir visé des musulmans chiites que l'organisation extrémiste sunnite considère comme des hérétiques.

11 personnes ont été arrêtées à Jbala, une ville située à 35 km au nord-est de Hilla, dans le cadre de l'enquête sur cet attentat, selon un officier de police.

Le nombre d'attaques suicide a baissé ces derniers mois depuis que l'EI, responsable de la quasi-totalité d'entre elles, n'a plus de bases fixes au sud de Bagdad. Le groupe jihadiste, qui s'était emparé en 2014 de vastes pans du territoire au nord et à l'ouest de Bagdad, a subi plusieurs revers militaires face aux forces de sécurité irakiennes, soutenues par les frappes de la coalition internationale emmenée par les États-Unis.

Selon des experts, les combattants de l'EI auront de plus en plus recours aux attentats suicide tant que leur «califat» autoproclamé continuera de perdre du terrain.