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Rapt de trois Israéliens: l'oeuvre de «terroristes», dit Nétanyahou

«Nous pensons qu'ils ont été kidnappés par des... (Photo RONEN ZVULUN, Reuters)

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«Nous pensons qu'ils ont été kidnappés par des (activistes) présumés palestiniens», a déclaré un responsable militaire israélien.

Photo RONEN ZVULUN, Reuters

Jean-Luc RENAUDIE
Agence France-Presse
JÉRUSALEM

L'armée israélienne a intensifié samedi ses recherches dans la région de Hébron (sud de la Cisjordanie) pour retrouver trois jeunes israéliens, enlevés selon le premier ministre Benyamin Nétanyahou par «un groupe terroriste».

«Nos jeunes ont été enlevés par une organisation terroriste, cela ne fait aucun doute», a assuré M. Nétanyahou lors d'une brève allocution radio-télévisée.

Il a exigé à nouveau que «l'Autorité palestinienne et celui qui est à sa tête, Abou Mazen (Mahmoud Abbas), fassent tout le nécessaire pour aider au retour des kidnappés, car cela relève de leur responsabilité».

Mais le porte-parole des services de sécurité de l'Autorité palestinienne, le général Adnane al-Damiri, a qualifié d«insensées» les accusations de M. Nétanyahou.

Il a souligné que «l'Autorité ne dispose d'aucun pouvoir» dans la région où ont disparu les trois jeunes, une zone entièrement sous le contrôle civil et militaire d'Israël.

Selon les médias israéliens, les trois adolescents israéliens ont disparu jeudi soir alors qu'ils faisaient de l'auto-stop près du Gush Etzion, un bloc de colonisation situé entre les villes palestiniennes de Bethléem et Hébron, pour se rendre à Jérusalem.

Ils ont été identifiés comme Eyal Yifrach, 19 ans, originaire d'Elad (Israël), Naftali Frenkel (16 ans) de Nof Ayalon (Israël), et Gilad Shaer (16 ans) de la colonie de Talmon, en Cisjordanie occupée.

Tous trois sont étudiants dans deux yéchivot (écoles talmudiques), l'une installée dans la colonie de Kfar Etzion, près du lieu de leur disparition, et l'autre dans la partie occupée de Hébron. L'un d'eux serait aussi de nationalité américaine, selon la radio israélienne.

«Nous considérons Abou Mazen et l'Autorité palestinienne comme responsables de toutes les attaques menées contre Israël à partir de la Judée-Samarie (Cisjordanie) et de la bande de Gaza» , a insisté le premier ministre.

«L'alliance conclue entre Abou Mazen et le Hamas ouvre la porte à la prise de contrôle par le Hamas de l'Autorité palestinienne en Judée-Samarie», a encore estimé Benjamin Netanyahu.

Le premier ministre n'a cessé de dénoncer l'alliance entre le Hamas et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) qui ont signé un accord de réconciliation le 23 avril, ayant débouché sur un gouvernement d'union soutenu par le Hamas mais composé de personnalités indépendantes.

2000 soldats mobilisés 

En outre, M. Netanyahu a affirmé avoir ordonné à l'armée et aux services de sécurité «d'utiliser tous les moyens pour retrouver ceux qui ont été enlevés» et «d'empêcher qu'ils soient transférés vers la bande Gaza ou ailleurs».

Il a réuni son cabinet de sécurité, qui comprend les ministres les plus importants, selon la radio publique.

Sur le terrain, un responsable militaire a indiqué que «de très substantiels renforts» -- 2000 hommes, selon les médias--, notamment des unités des forces spéciales et une brigade de parachutistes, ont été déployés autour de Hébron, où se concentrent les recherches.

«Plusieurs dizaines» de Palestiniens ont été arrêtés, a-t-il précisé.

Le ministre de la Défense Moshé Yaalon s'est rendu à Hébron pour superviser les recherches. «Tant que nous ne disposerons pas d'informations contraires, nous partons de l'hypothèse de travail que les trois adolescents sont en vie», a-t-il affirmé.

«Les enlèvements en tant que tels ne sont pas nouveaux. Nous avons réussi l'an dernier à faire échouer une trentaine de tentatives (d'enlèvement) et 14 depuis le début de l'année. Mais pour ce dernier cas, nous ne sommes pas parvenus à y faire échec», a admis le ministre de la Défense.

Le haut gradé a pour sa part assuré que la «coordination» fonctionnait entre les services de sécurité israéliens et ceux de l'Autorité palestinienne.

Selon le Club des prisonniers palestiniens à Ramallah, les autorités israéliennes ont annulé les visites des familles de détenus originaires de la région de Hébron.

Dans un communiqué sur internet et dont l'authenticité n'a pu être confirmée, le rapt a été revendiqué au nom d'un groupe se faisant appeler «l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) - branche Palestine-Cisjordanie», qui se manifeste pour la première fois.

Le dernier enlèvement d'un Israélien remonte à 2006 lorsqu'un soldat avait été fait prisonnier et détenu dans la bande de Gaza par le Hamas avant d'être libéré en 2011 en échange de 1027 prisonniers palestiniens.

Frappes aériennes israéliennes sur Gaza après un tir de roquette

L'aviation israélienne a lancé samedi plusieurs frappes sur le sud de la bande de Gaza, sans faire de victime, après un tir de roquette du territoire visant Israël, a-t-on appris de sources officielles israélienne et palestinienne.

Dans un communiqué, l'armée israélienne a indiqué que l'aviation avait «touché un site d'activités terroristes et un dépôt d'armes dans le sud de la bande de Gaza».

Les raids israéliens ont été confirmés par les autorités de Gaza.

Selon un porte-parole palestinien, des hélicoptères Apache israéliens ont endommagé un camp d'entraînement de la branche armée du Hamas à l'ouest de Khan Younès et atteint un terrain vague à Rafah, près de la frontière égyptienne.

Samedi matin, un groupe armé palestinien avait tiré une roquette depuis Gaza vers le sud d'Israël, sans faire ni victime ni dégât, selon l'armée israélienne.

Dans l'après-midi trois autres roquettes ont été tirées, dont une a atterri en territoire israélien, ne faisant pas de victime ou de dégâts. L'armée a lancé des recherches pour retrouver les débris de deux autres engins, a annoncé un porte-parole militaire dans un communiqué.

L'aviation a ensuite lancé dans la soirée trois raids près de Rafah dans le sud de la bande de Gaza, sans faire ni victime ni dégât, a indiqué un porte-parole du ministère de l'Intérieur du Hamas.

Ces tirs de roquettes interviennent alors qu'une très vive tension règne sur le terrain. Les deux principaux points de passage entre Israël et la bande de Gaza ont été fermés pour éviter que les trois disparus puissent éventuellement être transférés dans la bande de Gaza contrôlée par les islamistes du Hamas.

Selon de nouvelles statistiques de l'armée, plus de 200 roquettes ont été tirées depuis le début de l'année de la bande de Gaza vers le sud d'Israël.

Le dernier tir de roquettes remonte à mercredi. Peu après, l'armée israélienne avait lancé un raid aérien, tuant un Palestinien et en blessant deux autres. Le mort et un des blessés étaient des militants radicaux salafistes accusés par Israël d'attaques à la roquette.

Les attaques de groupes armés de Gaza ont nettement diminué ces derniers mois, le Hamas s'efforçant de les empêcher après avoir conclu une trêve avec Israël en novembre 2012.

Ces attaques sont régulièrement revendiquées par des groupes jihadistes salafistes, favorables à un retour aux pratiques de l'islam des origines, qui revendiquent quelques centaines de membres éparpillés entre diverses factions.

Un temps compagnons de route du Hamas, ils s'en sont progressivement éloignés, estimant qu'il n'allait pas assez loin dans l'imposition de la loi islamique.

Ils se distinguent de l'ensemble des mouvements palestiniens, y compris islamistes, en revendiquant une proximité idéologique avec Al-Qaïda.




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