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L'UE affirme son soutien à la réconciliation palestinienne

«La sécurité pour Israël et un État pour... (GIL COHEN MAGEN)

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«La sécurité pour Israël et un État pour les Palestiniens sont des impératifs moraux pour la communauté internationale», a souligné José Manuel Barroso lors d'une conférence dimanche à Herzliya, ville israélienne située au nord de Tel-Aviv.

GIL COHEN MAGEN

Agence France-Presse
Herzliya

Le chef de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a estimé dimanche en Israël que la réconciliation interpalestinienne devait être «soutenue» à condition que le nouveau gouvernement respecte le principe de la non-violence.

Soutenu par le mouvement islamiste Hamas mais composé de personnalités indépendantes, le gouvernement palestinien de «consensus» national a prêté serment lundi dernier.

Constitué de 17 ministres, dont 5 de Gaza, il s'agit d'un exécutif de transition, sans mandat politique, qui a pour mission prioritaire de préparer des élections présidentielle et législatives d'ici la fin de l'année.

Accueilli favorablement par la communauté internationale, il a été rejeté par Israël, qui, en représailles, a relancé massivement la colonisation.

«Dans l'intérêt d'un futur accord de paix et d'un gouvernement légitime et représentatif, la réconciliation interpalestinienne (...) devrait être soutenue», a affirmé M. Barroso lors d'une conférence sur la sécurité dans la ville de Herzliya.

Il a néanmoins fixé trois conditions à respecter par le gouvernement palestinien: la non-violence et la recherche d'une solution à deux États, aboutissant à un règlement du conflit de façon pacifique, la reconnaissance de l'État d'Israël et le respect des engagements internationaux passés.

Le président palestinien Mahmoud Abbas s'est d'ores et déjà engagé à respecter ces trois conditions, conformément au programme de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Après l'annonce le 23 avril d'un accord de réconciliation entre le Hamas et l'OLP, Israël a suspendu les négociations de paix, affirmant qu'il ne négocierait pas avec un gouvernement soutenu par le mouvement islamiste.

«Le gouvernement palestinien d'union avec le soutien de l'organisation terroriste Hamas est une mesure palestinienne contre la paix», avait déploré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu après l'entrée en fonction du nouveau cabinet palestinien.

«Aucun pays européen ne serait prêt à accepter une organisation terroriste comme faisant partie de son gouvernement», avait-il insisté.

Parier sur la paix 

En réponse, M. Barroso a exhorté Israël et les Palestiniens à «trouver le courage politique» de «parier sur la paix».

«Le statu quo peut sembler plus sûr politiquement à court terme, mais il ne peut pas donner de résultats à long terme», a-t-il plaidé.

«La sécurité pour Israël et un État pour les Palestiniens sont des impératifs moraux pour la communauté internationale», a souligné M. Barroso, en soulignant que «la paix est nécessaire dans la région».

Lors de la même conférence, le ministre israélien de l'Economie, Naftali Bennet, chef du parti nationaliste religieux Foyer juif, a déclaré vouloir «imposer la souveraineté israélienne sur une partie de la Judée-Samarie (Cisjordanie)», en représailles à la formation du gouvernement palestinien et au soutien apporté par la communauté internationale.

«J'appelle le Premier ministre à faire le premier pas vers ce plan d'annexion», a-t-il affirmé.

En revanche, le ministre des Finances Yaïr Lapid, un modéré, a averti que son parti centriste Yesh Atid quitterait la coalition et ferait tomber le gouvernement s'«il y avait une tentative de vote en faveur de l'annexion d'une seule colonie de manière unilatérale».

De son côté, l'ONU a également réitéré son soutien à l'unité palestinienne par la voix de son coordinateur spécial pour le processus de paix au Proche-Orient, Robert Serry, qui a visité dimanche la bande de Gaza pour la première fois depuis l'intronisation du gouvernement d'entente national.

«La formation du gouvernement de consensus national est une première étape et une occasion de répondre aux sérieux défis politiques, sécuritaires, humanitaires et économiques à venir», s'est félicité M. Serry dans un communiqué, en appelant à la levée du blocus de la bande de Gaza et à la libre circulation des nouveaux ministres palestiniens entre Gaza et la Cisjordanie.




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