L'armée libanaise a identifié un réseau soupçonné de piéger des voitures pour les faire exploser dans un fief du Hezbollah chiite, a affirmé vendredi le ministre de la Défense, sans préciser si ce groupe était derrière l'attentat de jeudi.

Publié le 16 août 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

Cette annonce intervient au lendemain du sanglant attentat à la voiture piégée qui a fait 22 morts et 300 blessés à Roueiss, au coeur d'un fief du Hezbollah.

Le ministre, Fayez Ghosn, a affirmé vendredi dans un communiqué que les services de renseignement militaires ont identifié au moins sept Libanais soupçonnés d'avoir piégé «plusieurs voitures pour les faire exploser dans la banlieue sud de Beyrouth et dans d'autres régions libanaises».

M. Ghosn a précisé que ce groupe avait préparé un premier attentat le 9 juillet dans la banlieue sud de Beyrouth, à Bir el-Abed, bastion du Hezbollah.

Les renseignements de l'armée, qui a arrêté un membre de ce groupe, ont permis d'identifier le cerveau de ce réseau, Omar al-Atrache.

L'armée a identifié par ailleurs d'autres membres, dont des Syriens, qui ont tué trois soldats à un barrage en mai, tué trois chiites en juin et fait exploser une bombe au passage d'une patrouille de l'armée en juillet.

Le ministre Ghosn a précisé que l'armée avait «des indications précises concernant les parties derrière ces personnes, leur appartenance et leur nationalité».

«J'avais parlé dans le passé de l'infiltration d'éléments terroristes au Liban (....) et aujourd'hui, cela s'avère», a ajouté le ministre.

«Le Liban commence à tomber dans les griffes du terrorisme et tout le monde doit être conscient de la gravité de la situation», a-t-il dit.

L'attentat de jeudi est intervenu alors que le Hezbollah combat depuis des mois les rebelles en Syrie, aux côtés des troupes du président Bachar al-Assad.

Un groupuscule portant un nom à connotation sunnite a revendiqué l'attentat de jeudi dans une vidéo, mais celle-ci n'a pas pu être authentifiée. La principale composante de la rébellion, l'Armée syrienne libre, a pour sa part affirmé ne rien à voir avec l'attentat.