La police a déployé d'importants effectifs sur l'ensemble d'Israël pour maintenir le calme durant Yom Kippour, la fête la plus sacrée du judaïsme qui commence mardi soir, a indiqué son porte-parole.        

Publié le 25 sept. 2012
AGENCE FRANCE-PRESSE

« Nous avons mobilisé des milliers d'hommes qui ont pris position sur tout le territoire national pour assurer l'ordre à l'occasion de Yom Kippour », le Jour du Grand Pardon, a affirmé à l'AFP Micky Ronsenfeld.

« Des unités spéciales sont en particulier venues renforcer ces effectifs à Jérusalem, où des dizaines de milliers de fidèles sont attendus au Mur occidental », le Mur des Lamentations, a-t-il ajouté.

Principal lieu de pèlerinage juif, ce Mur est situé au pied de l'Esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam, dans la Vieille ville, dans la partie orientale annexée de la Ville sainte.

Tous les points de passage entre la Cisjordanie occupée et Israël ont été fermés lundi à 23 h 59 (17 h 59, heure de Montréal) et le resteront jusqu'à mercredi à la même heure. Israël ferme systématiquement les points de passage avec la Cisjordanie lors de ses principales fêtes, par crainte d'attentats.

Le bouclage de la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas depuis juin 2007, est encore plus sévère.

Les postes-frontières avec l'Égypte et la Jordanie, ainsi que les ports et aéroports ont été fermés mardi après-midi pour toute la durée de la fête.

Les Juifs d'Israël observent cette année Yom Kippour pendant 25 heures à compter de mardi 15 h GMT (11 h, heure de Montréal).

Ce jour, consacré au jeûne et à la prière, marque la fin d'une période de « 10 jours redoutables » de pénitence qui a commencé à Rosh Hashana, le Nouvel An juif. Il est suivi par beaucoup de Juifs, même non pratiquants.

Quelque 64 % d'entre eux observent le jeûne et 46 % participent aux prières, selon un sondage de l'Institut Ynet-Guesher publié mardi et réalisé sur un échantillon de 502 personnes représentatives de la population juive adulte d'Israël.

Durant la fête, la vie économique du pays est paralysée : le trafic aérien, les transports en commun et les programmes radio et télévisés sont totalement interrompus. Le trafic routier est quasi nul, les rares véhicules qui circulent étant ceux de la police et les ambulances.