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Ben Laden désespérait de ses disciples

Oussama ben Laden n'était pas celui qui titrait... (Photo AFP)

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Oussama ben Laden n'était pas celui qui titrait les ficelles des groupes djihadistes partout dans le monde, écrit le Combating Terrorism Center dans l'analyse des lettres rédigées par le terroriste entre septembre 2006 et avril 2011.

Photo AFP

(New York) De son repaire d'Abbottabad, au Pakistan, Oussama ben Laden était loin de jeter un regard plein de fierté sur ses disciples de l'Irak, du Yémen et de la Somalie. En fait, il désespérait plutôt de leur compétence, selon une analyse menée par l'armée américaine des documents saisis après sa mort.

«Nous demandons à chaque émir dans les régions de faire extrêmement attention à contrôler le travail militaire» et «d'annuler d'autres attaques en raison des victimes civiles inutiles», écrit ben Laden en mai 2010 dans l'une des 17 lettres publiées hier par le Combating Terrorism Center (CTC), fonds de recherche privé financé par l'Académie militaire de West Point.

Les documents, qui totalisent 197 pages dans leur traduction anglaise, ont été déclassifiés et mis en ligne un an et un jour après la mort d'Oussama ben Laden. Celui-ci y exprime non seulement ses inquiétudes au sujet des victimes chiites des attaques d'Al-Qaïda en Irak, mais également à propos de la stratégie préconisée par Al-Qaïda dans la péninsule arabique et la brutalité manifestée par les insurgés shebab en Somalie.

«Sur la base de ces 17 documents déclassifiés, ben Laden n'était pas, comme beaucoup le pensaient, celui qui tirait les ficelles des groupes djihadistes partout dans le monde. Ben Laden était accablé par ce qu'il considérait comme leur incompétence», peut-on lire dans l'analyse du CTC des lettres rédigées entre septembre 2006 et avril 2011 sur ordinateur ou manuscrites.

Le contenu de certaines des lettres était déjà connu. Dans l'une d'elles, Oussama ben Laden conseille de tuer Barack Obama ou le général David Petraeus en abattant leur avion à l'occasion d'une arrivée en Afghanistan ou au Pakistan. Il estime que l'élévation du vice-président Joe Biden conduirait «les États-Unis dans une crise», car ce dernier «n'est absolument pas préparé à assumer la présidence», estime-t-il.

D'autres lettres sont inédites. Dans l'une d'elles, le chef d'Al-Qaïda oppose son veto au remplacement du chef de la branche yéménite d'Al-Qaïda par Anouar al-Awlaki, l'imam américain qui a été tué par une attaque de drone en septembre 2011. Il demande par ailleurs à ce groupe de s'en prendre aux intérêts américains plutôt qu'aux autorités et aux forces de sécurité yéménites.

Dans une autre lettre, il s'oppose à l'inclusion des insurgés shebab de Somalie au sein d'Al-Qaïda, en déplorant la brutalité et la mauvaise organisation de ce groupe. Son opinion ne fait cependant pas l'unanimité et lui vaut une lettre critique rédigée vraisemblablement par son bras droit, Ayman al-Zawahiri, qui lui a succédé.

Un autre document fait état de l'«affrontement direct et ouvert» entre Oussama ben Laden et le TTP, groupe de talibans basé au Pakistan, sur la question des attaques contre des civils musulmans.




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