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La famille du lanceur de chaussures réclame sa libération immédiate

Des proches du journaliste irakien ont manifesté pour... (Photo: AFP)

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Des proches du journaliste irakien ont manifesté pour sa libération

Photo: AFP

Agence France-Presse
Bagdad

La famille du journaliste irakien qui a lancé ses chaussures sur le président américain George W. Bush s'est rassemblée vendredi dans le centre de Bagdad pour exiger sa libération immédiate.

Une trentaine de membres de la famille de Mountazer al-Zaïdi ont tenu un petit rassemblement devant la «zone verte», le secteur ultra-fortifié de Bagdad qui accueille les administrations irakiennes et la prison où est détenu le journaliste irakien.

«Nous sommes venus demander sa libération», a déclaré Oum Saad, l'une des trois soeurs du journaliste arrêté dimanche soir après avoir provoqué, en pleine conférence de presse à Bagdad, un incident qui a fait le tour du monde.

«On ne sait rien de lui, de son état, mais il n'a rien fait de mal, au contraire, il a fait plaisir à tout le monde. Bush est un occupant et il est à l'origine de tous les orphelins et de toutes les veuves d'Irak», a ajouté Oum Saad.

«Tout le monde aurait fait ce qu'a fait Mountazer. Nous lui avons donné le dernier baiser de la démocratie», a-t-elle dit en référence à la phrase lancée par son frère après avoir jeté ses chaussures: «c'est le baiser de l'adieu, espèce de chien».

Le juge d'instruction chargé d'enquêter sur l'incident a refusé jeudi la demande de remise en liberté sous caution déposée par l'avocat de Mountazer al-Zaïdi. Le magistrat a également assuré à l'AFP que le journaliste de 29 ans était en «très bonne santé» et n'avait que des «traces de coups au visage».

«Il est évident que le juge est lié au gouvernement. Il est normal qu'il fasse ce genre de déclarations», a estimé Oudaï al-Zaïdi, un des cinq frères de Mountazer, également à la manifestation.

Il a également accusé le gouvernement irakien d'avoir fait pression sur le journaliste emprisonné pour lui soutirer des excuses adressées au Premier ministre Nouri al-Maliki.

«Ces excuses, ce n'est pas vrai. Et s'ils veulent (au gouvernement, ndlr) des excuses, il faut qu'ils le libèrent d'abord pour qu'il puisse les faire librement, et non pas sous la pression», a estimé Oudaï.




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