Un militant musulman. Une mairesse transgenre. Une justicière des animaux… Les « petits candidats » n’ont aucune chance de remporter la présidentielle d’avril prochain. Loin d’avoir les 500 parrainages nécessaires, ils risquent même de ne pouvoir être officiellement candidats. Ignorés par les médias, ils ont quand même des choses à dire. La Presse est allée à leur rencontre. Un dossier de Jean-Christophe Laurence

Publié le 27 février
Jean-Christophe Laurence
Jean-Christophe Laurence La Presse

Pour un président musulman

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Nagib Azergui, de l’Union des démocrates musulmans français

Paris — À l’heure de la montée de l’extrême droite, un parti fait de la lutte contre l’islamophobie son cheval de bataille

« Le musulman est devenu un problème politique. »

Assis dans un café près de la gare de l’Est, à Paris, Nagib Azergui résume en une phrase les raisons de sa candidature à l’Élysée.

Cet ingénieur en communication d’origine marocaine n’était pas destiné à une carrière politique. Mais en 2012, il a décidé de fonder l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) pour lutter contre l’islamophobie qui ne cesse de grandir dans son pays.

Vrai qu’il n’est pas évident d’être musulman en France, aujourd’hui. Le malaise existe depuis nombre d’années, mais s’est accentué après les attentats terroristes de Paris en 2015.

Si l’on se fie aux récents sondages sur les intentions de vote à la présidentielle, les candidats de droite et d’extrême droite (Marine Le Pen, Valérie Pécresse, Éric Zemmour) pourraient récolter près de 50 % des voix avec leurs discours sans ambiguïtés sur l’immigration, l’islam et le Grand Remplacement.

On est dans une campagne où tout le monde tire sur les musulmans.

Nagib Azergui, de l’Union des démocrates musulmans français

Emmanuel Macron n’a pas fait mieux, selon lui. La loi sur le « séparatisme », qui vise à renforcer la laïcité, n’a fait que stigmatiser davantage la communauté musulmane française, qui se résume à environ 8 % de la population. Une grande déception pour le candidat de 47 ans, qui dénonce cette « instrumentalisation » du débat politique et un recul grave des principes républicains, basés sur l’égalité et la fraternité.

Selon lui, les musulmans ne sont plus considérés comme des citoyens à part entière et doivent chaque jour défendre leur intégrité. Il considère l’islamophobie comme un enjeu de société, qui doit être abordé comme d’autres discriminations.

« Est-ce que véritablement il y a un bras de fer entre les musulmans et le reste de la société ? Bien sûr que non ! On se permet de faire des choses à l’islam qu’on ne se permettrait jamais de faire à d’autres religions. On nous a tellement diabolisés qu’aujourd’hui, on ne reconnaît plus notre apport à la France », déplore-t-il.

Refuser d’être invisible

On lui fait remarquer que le nom de son parti risque de rebuter, voire de faire peur. Il opine, mais se dit convaincu que cette bannière était le seul moyen de changer les perceptions.

Ce n’est pas en restant invisibles qu’on va régler le problème. Au contraire, il faut exister dans l’espace public. Moi, je suis persuadé que si on ne prend pas cette problématique à bras le corps, on sera un jour dans une situation où le mot “musulman” ne pourra même plus être prononcé.

Nagib Azergui, de l’UDMF

Aux dernières élections régionales, l’UDMF a remporté 0,60 % des voix en Île-de-France (autour de Paris) et 0,49 % dans le Grand Est. Score minuscule, mais suffisant pour donner à Nagib Azergui le courage de se lancer dans la course à l’Élysée, même s’il sait que ses chances sont archinulles.

Difficile, ici, de ne pas penser au roman Soumission, de Michel Houellebecq, dans lequel un parti politique musulman prend le pouvoir en France. Nagib Azergui sourit. Il a lu le livre. Il tient à mettre les points sur les i.

« On nous a comparés. Mais on n’a vraiment rien à voir avec la Fraternité musulmane. Dans le livre, les premières choses que ce parti met en place sont de séparer les hommes des femmes et de transformer la Sorbonne en école coranique. Ça veut dire que la seule chose que les musulmans ont en tête, leur obsession première, c’est d’islamiser la société. Ce n’est pas vrai et ce n’est pas ce que nous, on souhaite. »

Nagib Azergui insiste : l’UDMF n’est pas un parti religieux, pas plus que lui n’est mufti ou imam. Simple musulman pratiquant, il souhaite seulement que tout le monde en France puisse « vivre normalement sa religion, sans imposer, en se respectant ».

Imam ou pas, un président musulman sera-t-il possible un jour en France ?

« Honnêtement, il va falloir du travail, admet-il. Mais c’est le but. On ne verra pas les fruits aujourd’hui ni demain, peut-être pas de notre vivant. Mais le plus beau des combats est celui où tout est à construire. On est en train d’écrire notre histoire… »

Animal on est mal

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Hélène Thouy, du Parti animaliste

Bordeaux – Soutenu par Brigitte Bardot, le Parti animaliste transcende les clivages politiques

Perdrix, faisans, tigres en cage, lamas en captivité, chiens maltraités, poulets d’élevage, réjouissez-vous : en France, une formation politique défend désormais vos intérêts.

Fondé il y a six ans, le Parti animaliste a créé une jolie surprise aux élections européennes de 2019 en remportant 2,2 % des suffrages en France. Renforcée par ce score étonnant, la formation a décidé de continuer sur sa lancée en briguant cette fois l’Élysée.

Sa candidate, Hélène Thouy, sait qu’elle n’a aucune chance de remporter l’élection présidentielle. Elle ne sait même pas si elle aura les 500 signatures nécessaires pour être officiellement dans la course (voir onglet suivant). Mais elle espère que sa présence dans le paysage médiatique fera augmenter la pression sur les plus importants acteurs, qu’elle juge désinvestis en matière de cause animale.

« Certains candidats ont décidé de porter les mesures, mais ils ne sont pas assez ambitieux et manquent de crédibilité », lance cette avocate, qu’on rencontre à l’Université de Bordeaux quelques minutes avant une conférence.

Pour Hélène Thouy, il est temps que la cause animale devienne un vrai sujet politique. Des décisions majeures doivent être prises en tenant compte de l’intérêt des bêtes, qui souffrent systématiquement de « massacre et de dommages à l’environnement ».

Ses sujets d’inquiétude sont nombreux. Le Parti animaliste s’oppose notamment à la corrida, à la chasse traditionnelle, à l’exploitation d’animaux dans les cirques et à l’acquisition sans contrôle des animaux de compagnie, en plus de plaider pour une vision plus large de l’aménagement du territoire, où les bêtes sauvages seraient prises en considération.

Mais son plus gros combat se situe sur le plan de l’élevage industriel et intensif, où porcs, lapins et poulets vivent dans des conditions d’enfermement scandaleuses.

« En France, 8 animaux sur 10 qui sont tués viennent de l’intensif », déplore celle qui a notamment défendu le groupe antispéciste L-214. Cette réalité est non seulement terrible pour les bêtes, dit-elle, mais aussi dangereuse pour la santé publique, avec des risques de futures pandémies.

Sa proposition ? Qu’on diminue de 50 % la production et la consommation de produits d’origine animale pour s’orienter vers des productions végétales locales, à coups d’incitatifs financiers pour aider à la conversion des éleveurs.

On imagine mal la France devenir un pays végétarien. Le candidat communiste Fabien Roussel n’a-t-il pas résumé récemment la gastronomie française à « un bon vin, une bonne viande, un bon fromage » ?

Hélène Thouy s’amuse de cette caricature et estime que la population est plus ouverte à ce changement qu’on pourrait le croire. En témoigne ce score de 2,2 % aux élections européennes, qui a révélé l’existence de la petite formation politique, fondée aux Pays-Bas en 2002. Elle constate que ce résultat a forcé la majorité à se positionner sur des questions qu’elle snobait jusque-là. Mais les actions restent insuffisantes à ses yeux.

On lui demande si elle n’aurait pas plus d’influence au sein du Parti vert (EELV), qui en mène quand même plus large dans les sondages. Mais elle trouve que la formation écologiste n’est « pas à la hauteur des enjeux », en particulier sur la question de l’élevage industriel.

Fait à noter : la formation compte sur le soutien officiel de Brigitte Bardot. Les penchants de l’ancienne actrice vers l’extrême droite sont bien connus, mais cela ne constitue pas un problème aux yeux d’Hélène Thouy.

« Elle reste une des personnalités appréciées des Français, assume la candidate. Elle a été condamnée pour des controverses [des propos racistes envers les Réunionnais, l’an dernier], mais sur la question animale, elle a été un modèle comme peu d’autres personnes l’ont été. »

C’est un des bons côtés de son parti, se réjouit la candidate. La cause animale n’est ni de droite ni de gauche, elle rassemble des gens de toutes les sensibilités politiques et de toutes les catégories sociales.

Dans un sondage commandé par la Fondation Brigitte Bardot et publié lundi dans le journal Le Parisien, 86 % des Français se disent favorables à ce que les candidats à l’élection se prononcent sur ce sujet, et 57 % affirment que ce positionnement pourrait influencer leur vote.

Quand France rime avec trans

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Marie Cau, mairesse de Tilloy-lez-Marchiennes

Tilloy-lez-Marchiennes — Elle revendique sa normalité, pas sa différence…

Marie Cau est certainement la plus atypique de tous les candidats à la présidentielle.

Inclassable sur plus d’un plan, elle détonne à la fois par son parcours et ses idées politiques.

Il y a un an et demi, cette ancienne informaticienne de 56 ans est devenue la première mairesse transgenre de France en se faisant élire dans le petit village de Tilloy-lez-Marchiennes, près de Lille. Aujourd’hui, elle veut profiter de son élan et de sa notoriété médiatique pour briguer l’Élysée.

Ce n’est pas une question d’ambition, loin de là. Mais elle n’en pouvait plus d’entendre les mêmes discours stériles, formulés par des candidats prévisibles et peu inspirés. Alors elle a décidé de plonger.

« J’en ai eu marre de cette pauvreté spirituelle et intellectuelle. Personne ne fait rêver. Personne ne donne envie », explique-t-elle à La Presse, qui la rencontre dans son bureau, entre un café et les piles de dossiers en cours.

Son élection à la mairie de Tilloy a visiblement amené une nouvelle énergie dans cette région profondément rurale, où les champs s’étendent à perte de vue. Son souhait est désormais de rénover la politique française, qui fonctionne, selon elle, avec un « logiciel du XXsiècle ».

Pour Marie Cau, la gauche et la droite ont fait leur temps. Loin de vouloir se cantonner à une case, elle plaide pour le dialogue et veut en finir avec les débats de mauvaise foi nourris par des idéologies partisanes, afin de « réinventer notre société ».

On devine chez elle un gros côté idéaliste, surtout quand elle parle de « bienveillance » et de « voie du milieu ». Mais son programme n’est pas celui d’une simple peace and love. Marie Cau a des propositions tangibles, qui vont de la légalisation du cannabis à la formation de juges spécialisés pour les crimes sexuels, en passant par l’accès facilité à la propriété et le droit pour une tierce personne de dénoncer des violences conjugales.

Pour le reste, il n’y a pas de « solutions miracles », dit-elle. Immigration, climat, économie : chaque dossier doit être traité en se basant sur le gros bon sens et la participation citoyenne. Ouvertement patriotique, elle se dit persuadée que les Français et les Françaises peuvent faire des miracles en étant unis… mais fait mine de ne pas nous entendre quand on lui fait remarquer que cela n’arrive jamais…

Militante malgré elle

Elle ne s’en cache pas, sa candidature est aussi un moyen d’attirer l’attention sur la cause LGBTQ+ en France, où les personnes trans sont encore réduites à de vulgaires clichés.

On nous associe à la prostituée, à la folle de cabaret, à toutes les images véhiculées par le cinéma, mais pas à des personnes qui peuvent avoir une vie normale. C’est très connoté négativement.

Marie Cau, mairesse de Tilloy-lez-Marchiennes

Marie Cau ne se considère pas pour autant comme une candidate woke. Selon elle, cette idéologie est incompatible avec le principe d’égalité républicain et ne fait que fournir des armes à l’extrême droite.

Son objectif à elle n’est pas d’affirmer sa différence, mais plutôt de revendiquer sa normalité. Trans ? Et après ? Cela ne l’empêche pas d’avoir une blonde et des responsabilités d’élue dans un milieu rural, plutôt traditionnel par définition.

Elle est bien consciente, du reste, que sa simple existence relève de l’affirmation politique, et encore plus depuis qu’elle est devenue une personnalité médiatique. Militante malgré elle, Marie Cau espère simplement que sa candidature à la présidentielle permettra d’aplanir les préjugés, comme ce fut le cas à Tilloy-lez-Marchiennes.

Mais avec seulement « trois ou quatre » parrainages sur les 500 nécessaires, elle se fait peu d’illusions.

« J’ai peu de chances d’être élue, mais mon combat, c’est de montrer que les trans ne sont pas forcément des personnes qui ont des plumes dans le derrière. On peut être dans la norme, nous aussi… »

Le défi des 500 signatures

PHOTO MICHEL EULER, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Malgré leur popularité chez les électeurs, Marine Le Pen et Eric Zemmour n’ont toujours pas récolté les 500 signatures nécessaires pour être reconnus officiellement candidats à la présidentielle.

Qui les aura ? Qui ne les aura pas ? Que faire de ce dispositif controversé ?

C’est une chose de briguer l’Élysée, c’en est une autre d’être officiellement candidat.

Pour concourir à l’élection présidentielle, il faut en effet obtenir 500 signatures d’élus issues d’au moins 30 départements en France. Ce dispositif de filtrage, instauré en 1976, vise à limiter la multiplication des prétendants et à éviter les candidatures loufoques.

Sur papier, l’opération semble assez facile. Il y a en France plus de 42 000 sénateurs, députés, conseillers municipaux et maires qui peuvent techniquement donner leur « parrainage » à un candidat. Un bassin considérable.

Le problème, c’est que certains refusent de se prêter au jeu.

Il faut savoir que la liste des parrainages est désormais rendue publique, ce qui permet de savoir qui soutient qui. De quoi refroidir des milliers de maires « sans étiquette », qui peuvent craindre d’être politiquement associés à des candidats plus clivants et se mettre ainsi à dos une partie de leurs électeurs.

Cette réalité touche notamment la candidate du Parti animaliste, qui n’a pour l’instant recueilli que 89 parrainages sur les 500 nécessaires.

« Dans les zones rurales, c’est beaucoup de chasseurs, donc beaucoup de pression sur les élus locaux », déplore Hélène Thouy.

Il y a des maires qui nous l’ont dit. Ils sont sympathiques à notre cause, mais ne veulent pas s’afficher pour éviter des histoires avec les associations de chasse dans leur région.

Hélène Thouy, candidate déclarée du Parti animaliste

Ce système ne nuit pas qu’aux petits candidats. Quelques grosses pointures ont aussi de la difficulté à récolter leurs parrainages.

Malgré ses 13,5 % dans les sondages, le candidat d’extrême droite Éric Zemmour n’en est toujours qu’à 415 signatures. Idem pour Marine Le Pen (Rassemblement national), qui plafonne à 414 signatures malgré les sondages qui la place à 15 % des intentions de vote.

En revanche, la candidate du Parti socialiste Anne Hidalgo a récolté plus de 1226 signatures, et ce, même si elle racle les bas-fonds avec 1,5 % des intentions de vote, ayant vraisemblablement bénéficié du large réseau d’élus locaux socialistes sur le territoire français.

Au moment d’écrire ces lignes, huit candidats avaient franchi la barre des 500 parrainages, notamment Valérie Pécresse (Les Républicains), Emmanuel Macron (La République en marche) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise).

La candidate de Lutte ouvrière, Nathalie Arthaud, fait aussi partie du groupe des 500, même si elle n’est créditée que de moins de 1 % des intentions de vote, tout comme Jean Lassalle, de Résistons !, Yannick Jadot, des Verts, et Fabien Roussel, du Parti communiste français.

Un dispositif jugé obsolète

Certes, rien n’est encore joué. Les élus ont jusqu’au 4 mars à 18 h pour envoyer leurs signatures au Conseil constitutionnel. Mais comme c’est le cas à chaque présidentielle, plusieurs dénoncent déjà ce dispositif jugé obsolète et antidémocratique, qui ne reflète pas forcément les tendances électorales.

Début janvier, Jean-Luc Mélenchon a ainsi plaidé pour une réforme de la mesure en appelant plutôt à l’instauration d’un parrainage citoyen.

PHOTO THOMAS COEX, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Jean-Luc Mélenchon, de La France insoumise

Quelques semaines plus tôt, Éric Zemmour et Marine Le Pen avaient aussi fustigé les absurdités de ce dispositif de tamisage qui ne semble pas être à leur avantage.

Le maire de Pau et leader du parti MoDem, François Bayrou (qui n’est pas candidat), en a rajouté récemment en annonçant la création d’une « banque de parrainages » visant à aider les candidats à la peine… pourvu que ceux-ci atteignent 10 % dans les sondages.

Je ne suis pas de l’avis politique de Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Éric Zemmour, mais je trouverais anormal, et même scandaleux, qu’ils ne puissent pas se présenter. Je ne peux pas supporter que la démocratie soit ainsi déséquilibrée, déstabilisée.

François Bayrou, leader du MoDem

Son initiative a été encouragée cette semaine par le premier ministre Jean Castex lui-même, tandis que Marine Le Pen annonçait suspendre sa campagne tant qu’elle n’aurait pas obtenu le précieux sésame.

Le dispositif devra-t-il être réformé, voire carrément abandonné comme le suggèrent certains ? Olivier Ihl est loin d’en être convaincu. Pour ce professeur de politique à l’Université de Grenoble, le système des 500 signatures a fait ses preuves en dépit des mécontentements récurrents.

« Dire que c’est antidémocratique, cela fait partie des critiques habituelles, je dirais même que c’est de bonne guerre, souligne le politologue. Mais en ce qui me concerne, je ne vois pas de problème lié à ces parrainages. Réunir 500 mandats dans un pays qui en comprend près de 50 000, ça reste quand même un processus assez ouvert. Toutes les familles de pensée finissent généralement par se faire représenter. On ne peut pas dire que les sensibilités politiques soient estropiées par ce dispositif légal… »

Parrainages (en date du 25 février)

Valérie Pécresse, Les Républicains : 2143

Emmanuel Macron, La République en marche : 1463

Anne Hidalgo, Parti socialiste : 1177

Nathalie Arthaud, Lutte ouvrière : 559

Fabien Roussel, Parti communiste : 582

Jean Lassalle, Résistons ! : 561

Yannick Jadot, Europe Écologie les Verts : 565

Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France : 422

Jean-Luc Mélenchon, France Insoumise : 442

Marine Le Pen, Rassemblement national : 393

Éric Zemmour, Reconquête : 350

François Asselineau, Union populaire républicaine : 241

Philippe Poutou, Parti anticapitaliste : 224

Christiane Taubira, divers gauche : 104

Hélène Thouy, Parti animaliste : 89

Marie Cau, sans étiquette : 3