(À bord de l’avion papal) Le pape François s’est dit prêt lundi à se rendre à Moscou pour rencontrer le patriarche Kirill, chef de l’Église orthodoxe russe, sur fond de réchauffement entre les responsables des deux Églises.  

Publié le 6 déc. 2021
Agence France-Presse

« Je suis disposé à me rendre à Moscou », a affirmé le pape à des journalistes à bord de l’avion le ramenant à Rome après sa visite à Chypre et en Grèce. Une visite de François à Moscou serait historique, aucun pape ne s’y étant rendu jusqu’ici.  

« Ma rencontre avec le patriarche Kirill est à un horizon proche […] Le métropolite Hilarion viendra me voir pour mettre au point une éventuelle rencontre », a-t-il précisé.

PHOTO SPOUTNIK, VIA ARCHIVES REUTERS

Le patriarche Kirill, chef de l’Église orthodoxe russe.

Cette information a été confirmée par le métropolite Hilarion lui-même, équivalent du ministre des Affaires étrangères de l’Église orthodoxe russe, dans un communiqué du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou.

« Ma rencontre avec le pape François est prévue après le 20 décembre. Je prévois de le féliciter de la part du Saint Patriarche Kirill pour ses 85 ans », a affirmé le métropolite, alors que le pape fêtera son anniversaire le 17 décembre.

Au programme de leur rencontre figurera la « question d’une possible rencontre à l’avenir entre le pape François et le patriarche. À ce stade, aucun lieu ou date n’ont été fixés, a-t-il ajouté.

 « Nous sommes frères et nous nous disons les choses en face […] Pour dialoguer avec un frère, il n’y a pas de protocole » a affirmé le pape.

En février 2016, une rencontre historique avait eu lieu à Cuba entre le pape et le patriarche Kirill, un pas important dans le rapprochement du Vatican avec les orthodoxes russes, représentant l’immense majorité de la population.

À cette occasion, les deux dirigeants religieux avaient signé une déclaration commune, Rome assurant qu’il s’agissait d’affirmer l’alliance entre orthodoxes et catholiques face à l’islamisme au Moyen-Orient, à une période marquée par des conflits que le pape avait qualifiés de « troisième guerre mondiale par morceaux ».