(Moscou) Un tribunal russe a condamné vendredi le frère de l’opposant russe Alexeï Navalny à un an de prison avec sursis pour son rôle supposé dans l’organisation de manifestations malgré la pandémie.

Agence France-Presse

Oleg Navalny, 38 ans, était accusé, comme plusieurs autres militants de l’opposition, d’avoir appelé les Russes à manifester en soutien à Alexeï Navalny, arrêté à son retour en Russie en janvier après un empoisonnement dont il accuse le Kremlin.

Le tribunal Preobrajenski de Moscou l’a reconnu coupable d’incitation à la violation des règles sanitaires interdisant les rassemblements à cause de la COVID-19. Il a été « condamné à un an de prison avec sursis », a indiqué sur Twitter son avocat Nikos Paraskevov.

Un autre allié d’Alexeï Navalny, Nikolaï Liaskine, 39 ans, a été condamné vendredi à un an de restriction de ses déplacements pour les mêmes motifs.

Il s’est notamment vu interdire de sortir de la maison entre 22 h et 6 h, ainsi que de participer à des manifestations et de quitter Moscou.

Mardi, une proche de l’opposant, Liobov Sobol, avait été la première à être condamnée pour cette « affaire sanitaire ».

PHOTO ALEXANDER ZEMLIANICHENKO, ASSOCIATED PRESS

L'activiste Liobov Sobol

D’autres alliés de M. Navalny devraient suivre, dont sa porte-parole, Kira Iarmych, le coordinateur de son équipe à Moscou Oleg Stepanov ou encore Anastassia Vassilieva, à la tête d’un syndicat de médecins lié à l’opposant.

Militant anticorruption et ennemi juré du Kremlin, Alexeï Navalny purge actuellement une peine de prison de deux ans et demi de prison pour une affaire de fraude remontant à 2014.

Les autorités russes se sont attelées ces derniers mois au démantèlement de son réseau avec notamment le classement de ses organisations comme « extrémistes » par la justice et le blocage de dizaines de sites qui lui sont liés.

De nombreux médias indépendants et d’opposition ont aussi maille à partir avec la justice russe.

Des élections législatives sont prévues en septembre en Russie.