(Madrid) Le chef du gouvernement espagnol a indiqué dimanche espérer que le déconfinement sera achevé le 1er juillet dans tout le pays et annoncé une « dernière prolongation » de l’état d’alerte, qui permet de limiter la circulation, jusqu’au 21 juin.

Agence France-Presse

« Le 1er juillet, j’espère que tout le territoire espagnol pourra récupérer sa liberté de circulation, s’il n’y a pas de changement dans l’évolution de l’épidémie » de nouveau coronavirus, a déclaré Pedro Sanchez lors d’une conférence de presse.

Les Espagnols n’ont pas le droit de sortir de leur province tant que le déconfinement n’est pas terminé.  

« Nous sommes sur le point d’arriver à bon port […], d’en terminer avec cette urgence sanitaire » mais « nous avons encore besoin d’une dernière prolongation de 15 jours de l’état d’alerte », qui devait prendre fin le 7 juin, a ajouté le chef du gouvernement.

PHOTO BORJA PUIG DE LA BELLACASA, AGENCE FRANCE-PRESSE

Le premier ministre Pedro Sanchez

À la date du 1er juillet, l’Espagne a aussi décidé de rouvrir ses frontières aux touristes étrangers et de lever la quarantaine imposée le 15 mai à toute personne entrant dans le pays.

L’Espagne, l’un des pays les plus endeuillés du monde par la pandémie avec plus de 27 000 morts, a entamé ces dernières semaines un déconfinement par phases, différent selon les régions en fonction de leur situation épidémiologique.

Les phases devant durer deux semaines, ce déconfinement devait être achevé fin juin dans la plupart des régions mais seulement début juillet dans la région de Madrid ou à Barcelone. Les deux plus grandes villes du pays, les plus touchées par la pandémie, ont été les dernières à entamer leur déconfinement lundi.

M. Sanchez a expliqué dimanche que les autorités régionales, qui seront de nouveau compétentes pour gérer la troisième et dernière phase du déconfinement, pourront en réduire la durée si la situation le permet.

Lundi, 70 % des Espagnols seront dans la deuxième phase du déconfinement qui permet notamment l’ouverture des plages ou des salles de restaurants.

La prolongation de deux semaines de l’état d’alerte, la sixième depuis le début du confinement, devra être ratifiée mercredi par la Chambre des députés.  

Le gouvernement minoritaire de M. Sanchez pourra compter sur l’abstention d’un parti indépendantiste catalan et sur le soutien des nationalistes basques.

Décrété le 14 mars, l’état d’alerte a permis au gouvernement central de reprendre en main des compétences dans un pays très décentralisé et de limiter la circulation des personnes lors d’un des confinements les plus stricts au monde et désormais durant le déconfinement progressif.

Mi-mai, M. Sanchez avait tenté de prolonger cette mesure d’exception pendant un mois jusqu’à fin juin mais il avait dû revoir ses prétentions à la baisse à deux semaines pour s’assurer cette fois du soutien d’un parti libéral au Parlement.