(Cité du Vatican) Le pape François a appelé mercredi le « monde riche (à) mettre fin à la pauvreté », estimant que la planète est en mesure de vaincre les inégalités, au cours d’une conférence au Vatican sur l’économie solidaire et l’inclusion.

Agence France-Presse

« Nous ne sommes pas condamnés à l’inégalité ni à la paralysie face à l’injustice. Le monde riche et une économie prospère peuvent et doivent mettre fin à la pauvreté », a déclaré le pape devant les participants lors d’une intervention qui n’était pas programmée.

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Le pape François à son arrivée à une conférence sur la solidarité qui s'est tenue au Vatican.

Parmi les dizaines de participants figuraient, entre autres, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire ou son homologue argentin Martin Guzman.

« Nous devons être conscients que nous sommes tous responsables. Si la pauvreté extrême existe au milieu de la richesse -elle aussi extrême- c’est parce que nous avons permis que le fossé s’élargisse pour devenir le plus grand de l’histoire », a poursuivi le cardinal argentin Jorge Bergoglio, qui a fait de la lutte contre la pauvreté et les inégalités un thème central de son pontificat.

« Les personnes pauvres dans les pays fortement endettés souffrent d’une forte pression fiscale et d’une coupe des services sociaux », a  également dénoncé l’ancien archevêque de Buenos Aires et premier pape à provenir du Nouveau monde.

Mme Georgieva a voulu reprendre dans son intervention le message du pape.

« Quelle sont les nouvelles priorités pour l’économie globale ?. Laissez-moi vous donner une courte réponse, avec les mots du pape François : “la première tâche est de mettre l’économie au service des gens” », a-t-elle déclaré.

Elle a ainsi plaidé pour « réduire les inégalités dans les opportunités », ce qui signifie « investir dans les gens, pas seulement dépenser davantage pour les écoles, mais également améliorer la qualité de l’enseignement ».

Elle a souhaité aussi une « mondialisation de l’espoir », la lutte contre la corruption ou l’évasion fiscale, soulignant cependant qu’« aucun des défis économiques que nous affrontons aujourd’hui ne sera important dans 20 ans si nous n’affrontons pas aujourd’hui le défi du changement climatique », un autre thème cher au pape argentin.