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La police des frontières extérieures de l'UE s'introduit en Albanie

Des membres de Frontex et des policiers albanais... (PHOTO REUTERS)

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Des membres de Frontex et des policiers albanais conversent près de la frontière albano-grecque.

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Agence France-Presse
Tirana

Frontex, l'agence chargée des frontières extérieures de l'Union européenne, a lancé mardi en Albanie sa première opération hors du territoire d'un de ses États membres.

Cette annonce de la Commission européenne intervient quelques jours avant les élections européennes et au moment où la politique migratoire de l'UE est critiquée par les candidats souverainistes, comme le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini ou le chef de file de la liste française d'extrême droite, Jordan Bardella, qui a récemment qualifié Frontex d'«hôtesse d'accueil pour migrants».  

Cette opération conjointe en Albanie est «une véritable étape historique rapprochant» les Balkans de l'UE, et témoigne d'une «meilleure gestion de la migration et de la protection de nos frontières communes», a commenté à Tirana le commissaire chargé des migrations, Dimitris Avramopoulos.

Dimitris Avramopoulos était à Tirana, mardi.... (REUTERS) - image 2.0

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Dimitris Avramopoulos était à Tirana, mardi.

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L'Albanie espère convaincre les États membres d'ouvrir des négociations d'adhésion ce printemps, ce qui lui avait été refusé l'an passé. Son premier ministre Edi Rama a salué «un pas très important dans les relations entre l'Albanie et l'Union européenne» et a estimé qu'il «renforçait également la coopération dans le domaine de la sécurité».

À partir de 22 mai, Frontex déploiera des équipes conjointes à la frontière grecque avec des agents albanais.  

La Commission européenne a passé des accords semblables avec la Macédoine du Nord, la Serbie, le Monténégro et la Bosnie-Herzégovine, qui devraient également entrer en vigueur.  

Tous ces pays sont sur une des «routes des Balkans», qui sont toujours empruntées clandestinement par des milliers de personnes en route vers l'Union européenne, même si le flux n'est en rien comparable avec les centaines de milliers de migrants qui ont transité par la région en quelques mois jusqu'à la fermeture des frontières par les pays de l'UE début 2016.

Ce type d'accord «contribuera à l'amélioration de la gestion de la migration clandestine, renforcera la sécurité aux frontières extérieures de l'UE et consolidera la capacité de l'agence à agir dans le voisinage immédiat de l'UE, tout en rapprochant de l'UE les pays voisins concernés», selon un communiqué de la Commission.  

Pour éviter de revivre le chaos de 2015, l'Union a acté un renforcement considérable de Frontex. Elle disposera notamment d'ici 2027 d'un contingent de 10 000 garde-frontières et garde-côtes pour aider des pays débordés.




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