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Un ex-citoyen canadien de 98 ans accusé de crimes de guerre

Laszlo Csatary, qui a vécu pendant plusieurs années... (Photo Laszlo Balogh, Reuters)

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Laszlo Csatary, qui a vécu pendant plusieurs années à Montréal, aurait dirigé en 1944 un camp de concentration comptant 12 000 juifs à Kosice, une ville slovaque qui faisait partie à l'époque de la Hongrie.

Photo Laszlo Balogh, Reuters

Associated Press
BUDAPEST, Hongrie

La justice hongroise a accusé mardi un ancien policier de 98 ans d'avoir torturé des juifs et contribué à leur déportation vers les camps d'extermination nazis.

Selon la poursuite, Laszlo Csatary, qui a vécu pendant plusieurs années à Montréal, a dirigé en 1944 un camp de concentration comptant 12 000 juifs installés dans une fabrique de briques à Kosice, une ville slovaque qui faisait partie à l'époque de la Hongrie.

Il est notamment soupçonné d'avoir battu et fouetté ses victimes, et d'avoir refusé que des trous d'aération soient percés dans les murs d'un wagon où s'entassaient 80 juifs déportés.

Csatary, qui a démenti toutes les accusations, a été arrêté par les autorités hongroises en juillet 2012 après que le Centre Simon-Wiesenthal, une organisation juive qui pourchasse les nazis n'ayant pas été traduits en justice, eut rendu son cas public.

L'homme a déjà été reconnu coupable de crimes de guerre par contumace en Slovaquie en 1948 et condamné à mort. Il est arrivé l'année suivante à Halifax et a obtenu sa citoyenneté canadienne en 1955. Il a travaillé comme marchand d'art à Montréal.

En 1997, Laszlo Csatary, qui se faisait appeler Ladislaus Csizsik-Csatary, a quitté le Canada en catimini après avoir appris qu'il s'apprêtait à recevoir un avis de déportation à son domicile torontois.

Le gouvernement fédéral a révoqué sa citoyenneté parce qu'il avait menti sur son passé en arrivant au pays en disant aux autorités qu'il était originaire de la Yougoslavie.

Même si Csatary doit être jugé en Hongrie, il pourrait aussi être extradé vers la Slovaquie, où il a déjà été déclaré coupable. Étant donné que la peine capitale est interdite par l'Union européenne, un tribunal de Kosice a commué la condamnation à mort en une peine d'emprisonnement à vie en janvier.




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