Le président français Nicolas Sarkozy a promis de débloquer 12 millions d'euros pour venir en aide aux déplacés qui fuient les combats entre l'armée et les talibans dans le nord-ouest du Pakistan, a déclaré vendredi son homologue pakistanais Asif Ali Zardari.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Il nous a promis une aide financière pour venir en aide aux personnes déplacées» a déclaré M. Zardari à la presse, précisant que cette aide était de «12 millions d'euros pour commencer».

La présidence française a confirmé ce montant dans un communiqué.

«Nous nous sommes mis d'accord pour coopérer plus largement afin de renforcer le Pakistan et de soutenir l'effort de guerre en cours dans la région, ainsi que pour renforcer nos relations bilatérales», a également indiqué le chef de l'Etat pakistanais.

Interrogé sur la situation dans le chef-lieu de Swat, au nord-ouest du Pakistan, où les combats font rage entre l'armée et les talibans, Asif Ali Zardari a répondu qu'il y avait «toujours des inquiétudes partout». «Mais nous avons du soutien et la confiance du monde, la démocratie finit toujours par l'emporter», a-t-il poursuivi.

A une question sur la durée de l'offensive engagée par son armée contre les talibans dans le nord-ouest de son pays, le président pakistanais a répondu qu'il s'agissait d'un «combat contre un état d'esprit» et que cette offensive «n'est pas limitée dans le temps».

De son côté, M. Sarkozy a «souligné l'impératif pour le Pakistan de poursuivre ses efforts contre l'extrémisme taliban ainsi que contre toutes les autres formations terroristes menaçant son territoire et ses voisins», selon le communiqué de l'Elysée.

Asif Ali Zardari fait étape vendredi à Paris dans le cadre d'une tournée destinée à rassurer les Occidentaux, qui s'inquiètent pour la stabilité du Pakistan face à la poussée des extrémistes islamistes.

Après un séjour à Washington, où il a rencontré le président américain Barack Obama et son homologue afghan Hamid Karzai, Asif Ali Zardari s'est rendu à New York au siège de l'ONU puis à Londres, où il a notamment plaidé pour une aide internationale en faveur des dizaines de milliers de civils pakistanais pris au piège des combats.